STATION MODEL VIOLENCE : leur premier album (2026)

0
1
POP CULTURE RADIO La Culture POP a enfin trouvé sa RADIO !
Genres : radio
La culture se partage !

Rétro c’est beau !

Electric Time Travel par POUP
Electric Time Travel par POUP

Nous avons déjà évoqué la dimension circulaire du Rock, quand l’inspiration des nouveaux groupes lorgne vers le passé, tel l’Ouroboros que cite à raison le songwriter Ray LaMontagne, ce serpent de l’éternel recommencement. En découvrant le premier album anonyme des Australiens de Station Model Violence, on préférera donc la métaphore sur le voyage temporel, pour un retour, non pas aux Morlocks cannibales d’H.G. Wells – ouf ! – mais aux débuts des années 80. Lorsque, tout de noir vêtus, les cheveux plutôt courts et hérissés, certains et certaines d’entre nous partaient à la découverte du nouveau disque de Bauhaus, des Psychedelic Furs ou The Sisters Of Mercy

Station Model Violence : premier album
Station Model Violence : premier album

Derrière Station Model Violence se cache DX, alias Dan Stewart, personnage emblématique de la scène australienne (Encore ! Lire Rock Australien un continent en 100 disques), déjà présent comme chanteur dans les projets UV Race et Total Control, accompagné de Buz Clatworthy (Guitares) du R.M.F.C Rock Music Fan Club –, plus d’autres complices : Alan Gojak (Basse), Michael Hassett (Batterie), Micky Grossman (Guitares), Nick Kuceli (Saxophone). Le tout constituant un sextet plutôt rétroactif !

Station Model Violence
Station Model Violence

En effet, dès l’entame du LP, Learn To Hate, une guitare cousine des accords et arpèges de Daniel Ash (Bauhaus, Love And Rockets) nous entête avant l’arrivée d’une section rythmique tonitruante – une basse grondante et un batteur sautillant – . Bien sur, DX déclame d’une belle voix grave autant que tourmentée, on s’y attendait. Ah, il manquait un peu de… Saxophone. Heureusement, comme diraient les Tontons Flingueurs, « Y’en a ! ».
Le diptyque Cliffs / Immolation renforce cette bonne impression, même si, encore une fois, les dingos du Post Punk reconnaîtront des chœurs familiers…

Station Model Violence – Leisure – Station Model Violence (2026)

Il serait trop sommaire de résumer ces Australiens à des archéologues des années 80. Car les six gars à chaque titre étonnent par des arrangements astucieux, un montage sonore différent et des trouvailles mélodiques qui accrochent, tels les thèmes Leisure, le survolté Drip Away, ou le final Falling Down. Notons d’ailleurs la production attentive – « patiente » précise DX – de Mikey Young.

Station Model Violence – Drip Away – Station Model Violence (2026)

Enfin, d’autres séquences, à l’instar du très long Heat, flirtent avec une étrangeté bienvenue, évoquant le Krautrock de Neu! par des guitares tout en sustain dignes de Michael Rother, tandis que Apex Calling s’oriente avec bonheur vers des sonorités de saxo qui auraient honoré les Fourrures Psychédéliques de Richard Butler. Incontestablement, l’un des plus beaux albums de cette année 2026, avec ou sans Time Machine !

Station Model Violence – Heat (Single Version) – Station Model Violence (2026)

 

Bruno Polaroïd / Illustration par POUP

Station Model Violence – Idem – Anti Fade Records (Leur Bandcamp) ou Static Shock Records (Ici) – Disponible depuis le 27 Février 2026.

Did you enjoy this article?
Inscrivez-vous afin de recevoir par email nos nouveaux articles ainsi qu'un contenu Premium.

Laisser un commentaire