Il y avait de l’orage dans l’air ce Jeudi soir à Roubaix, du côté de La Condition Publique…

… Une météo en symbiose avec les Anglais d’Editors tant ceux-ci oscillent toujours entre déflagrations ténébreuses et éclaircies.
Les gars de Birmingham et le public du Nord partagent quasiment une histoire intime. Depuis leur première visite – intense – lors d’un Festival des Inrockuptibles à l’Aéronef de Lille en 2007, le quintet a toujours fait le plein d’émotions et de spectateurs / trices dans le coin, que ce soit au Grand Mix à Tourcoing, au Main Square Festival d’Arras – quand celui-ci ne tombait pas dans la médiocrité -, ou ce soir, à La Condition Publique, alors que des fans cherchaient encore désespérément des sésames à 20h… Sans compter que la proximité de la Belgique assurait également le débarquement d’aficionados et das de Wallonie ou de Flandre. Le collectif Editors en effet remplit facilement les plus grandes salles de nos voisins…
Editors – All Sparks – The Back Room (2005)
Cette danse parfois macabre, parfois rayonnante
Le concert avait été annoncé comme « Warm Up », échauffement donc avant leur tournée des festivals. Échauffement, c’est bien le mot, car la température a vite monté dans la salle et sur scène. En citant immédiatement leurs premiers albums dès l’introduction du set, Tom Smith et ses gars ont donné le ton : un set finement construit avec une alternance bienvenue de nouveautés, d’extrait de leurs différents LP, et surtout de toutes ces étincelles – All Sparks ! – qu’ils ont allumées dans leurs trois premiers albums, les meilleurs pour beaucoup (Lire notre article : EDITORS vers la lumière noire). Lorsqu’ils tutoyaient les ombres de Joy Division et New Order…

Sur scène, les six ont déployé pendant pendant près de deux heures leurs sonorités Electro New Wave Post-Punk, avec leurs stridences de guitares – impressionnant Justin Lockey -, la section rythmique tellurique – les deux anciens Russell Leetch / basse et Ed Lay / batterie – et les pianotages autant mélancoliques qu’industriels des deux claviéristes / guitaristes Elliott Williams plus l’intérimaire des tournées Nicholas Willes.

On peut noter d’ailleurs noter une orientation plus acoustique, avec même de la mandoline pour deux titres.
Bien sûr, Tom Smith, souvent à la 6 cordes – électrique et folk – a mené cette danse parfois macabre parfois rayonnante. Une voix se jouant des octaves et d’une ampleur à titiller un Nick Cave.

Soulignons enfin pour les maniaques de la technique et des atmosphères, la beauté des éclairages, de la tenture déchirée, ainsi que la qualité du son.
Quant au public, de fidèles, pas de poseurs, il a poussé le gang par son enthousiasme et sa ferveur, surtout lors des incontournables des disques initiaux The Back Room (2005), An End Has A Start (2007) et In This Light And On This Evening (2009), notamment le poignant Smokers Outside The Hospital Doors – l’une des plus belles chansons des années 2000 – ou un mémorable et trépidant Papillon en dernier rappel fusionnel.
Editors – Smokers Outside The Hospital Doors – An End Has A Start (2007)
Setlist du 18 Juin – Roubaix :
The Racing Rats
Munich
Call It In
Sugar
A Ton of Love
Rescue
All Sparks
Karma Climb
No Harm
Heart Attack
An End Has a Start
Blood
The Rush
Bullets
Honesty
The Phone Book
Ocean of Night
Smokers Outside the Hospital Doors
The Weight
Rappel :
No Sound but the Wind
All the Kings
Papillon
Un énorme MERCI à Celine Abadie et Corinne Marin pour leurs photos !
Editors – Call It In (2026)
Bruno Polaroïd












