Musée de Londres – Tate Britain

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Tate Britain

Le musée “Tate Gallery” ouvre ses portes à Londres en 1897 sous le nom de “National Gallery of British Art”, avant d’être rebaptisé du nom de son fondateur Sir Henry Tate ; un mécène qui fit fortune dans le raffinage du sucre.
Ce dernier demande au gouvernement de lui concéder un endroit pour héberger sa collection. Pour cela la prison de Millbank est démolie et un nouvel édifice est construit à la place.

Musée de Londres
Tate Britain

L’architecte Sidney R. J. Smith réalise le portique classique de la façade du musée.
En 2000, le nom de “Tate Britain” est définitivement attribué au musée. Des œuvres du XVI -ème siècle à nos jours peuvent y être admirées.

Les Collections du musée de Londres

Tout d’abord les “préraphaélites”, un mouvement où chaque artiste exploite ses propres traits personnels. C’est une quête de perfection sans répondre aux critères des canons classiques. Ces peintres voulaient s’inscrire dans un mouvement de modernité.

“Ophélie”1851-1852 de John Everett Millais

John Everett Millais
“Ophélie”1851-1852 de John Everett Millais

 

Membre et fondateur en 1848 de la confrérie préraphaélite avec William Holman Hunt et Dante Gabriel Rossetti.
Le tableau illustre le suicide d’Ophélie, personnage de Shakespeare dans Hamlet.
John Everett Millais  a mis un soin particulier pour représenter la jeune fille, ainsi que les plantes et les fleurs qui l’entourent. Le visage du personnage semble exprimer la stupeur. Le pavot, posé près d’elle symbolise la mort, les marguerites évoquent l’innocence.
L’œuvre est considéré comme l’une des études de la nature la plus précise de cette époque.

“La Bien-aimée” 1865-1866 de Dante Gabriel Rossetti, co-fondateur du préraphaélisme, a voir au musée.

Dante Gabriel Rossetti au Musée de Londres
“La Bien-aimée” 1865-1866 de Dante Gabriel Rossetti

 

Dans le tableau inspiré du texte biblique “Cantique des Cantiques”, Rossetti représente une épouse, entourée de ses servantes. C’est le moment où la jeune femme montre pour la première fois son visage à son conjoint.
Le tissu de la robe, vert et imprimé de fleurs est reproduit avec une grande délicatesse. Au premier plan, une jeune noire, parée de bijoux offre un vase de roses, symbole de l’amour.

‘’Our English coasts’’ (1852) de William Holman Hunt.

 William Holman Hunt.
‘’Our English coasts’’ (1852) de William Holman Hunt.

Une scène bucolique qui représente les falaises surplombant la baie de Covehurst, près de Hastings au sud-est de l’Angleterre.
Par souci de véracité Hunt travail méticuleusement chaque détail du tableau, que ce soit la toison des moutons ou les plantes du premier plan.
Peindre la vérité pour une représentation de la nature au plus proche de la réalité reste la signature de William Holman Hunt.

“La Dame de Shalott” 1888 de John William Waterhouse au musée

John William Waterhouse à Londres
“La Dame de Shalott” 1888 de John William Waterhouse

Une œuvre inspirée par le paragraphe IV du poème d’Alfred, Seigneur Tennyson, écrit en 1832 :

« …Et en bas de l’étendue sombre de la rivière
Comme un voyant audacieux en transe,
Voyant toute sa propre mésaventure –
Avec un visage vitreux
A-t-elle regardé Camelot.
Et à la fin du jour,
Elle a détaché la chaîne, et elle s’est couchée ;
Le large ruisseau l’emportait au loin,
La Dame de Shalott… »

C’est l’histoire d’une jeune femme frappée de malédiction, qui vit dans une tour sur l’île “Shalott”, près du château du roi Arthur à Camelot. La protagoniste doit observer le monde à travers le reflet d’un miroir. Elle provoque la malédiction en regardant directement l’image du beau chevalier ; comme punition elle dérive vers Camelot. Elle meurt avant d’atteindre son but.
Sur la barque Waterhouse représente la tapisserie que la jeune femme a tissée durant sa captivité.

Joseph Mallord William Turner au musée de Londres

Très tôt Turner rêve de peindre la lumière dans un tel flamboiement qu’il va jusqu’à faire disparaître les formes et les contours des objets du réel.
John Ruskin dit de lui :

« Il lui était impossible de voir qu’aucune école de peinture n’avait jamais révélé la véritable couleur de la nature…»

L’œuvre de William Turner est un condensé de l’art de la composition, du romantisme, de l’impressionnisme, qui se conjuguent dans une explosion de lumière.

En 1794, la Royal Academy expose ses travaux déjà appréciés des critiques. Il est élu académicien le 12 février 1802, à seulement 26 ans et devient professeur cinq ans plus tard.

« Faisons, avec Turner, le dernier et le plus grand pas en avant. Dieu merci, nous sommes à nouveau baignés de soleil, et quel soleil !… La plénitude blanche et fulgurante de la lumière éblouissante, celle que boivent les vagues et que respirent les nuages, celle qui bondit et brûle d’intensité joyeuse.» écrit John Ruskin.

Pour donner corps à ses émotions, le peintre multiplie les voyages. Il sillonne l’Europe, remplit des carnets d’études d’après les paysages qu’il observe.
Lors de son séjour en Italie Turner est élu membre honoraire à l’académie romaine de Saint-Luc le 24 novembre 1819.
Joseph Mallord William Turner meurt d’une crise cardiaque le 19 décembre 1851.

L’œuvre de Joseph Mallord Turner

L’ouverture du Walhalla – 1842 au musée Tate Britain

L’ouverture du Walhalla - 1842 au Musée
L’ouverture de Walhalla

Turner réalise ce tableau pour commémorer l’ouverture du temple Walhalla. Une bâtisse néoclassique construite au bord du Danube par le roi Louis 1er de Bavière. Les bustes des grands hommes de la culture allemande devaient être abrités au sein de ce symbole de l’unité.
Le tableau explore toutes les caractéristiques de la peinture de Turner. Les contrastes de couleurs déterminent les formes. La lumière inonde la toile.

Pêche sur le Blythe-Sand, marée montante 1809

Pêche sur le Blythe-Sand, marée montante 1809
Pêche sur le Blythe-Sand, marée montante 1809 de Turner

Le tableau représente “Blythe Sands” à l’estuaire de la Tamise, alors que la marée recule. Sur la plage quelques mouettes en quête de nourriture, plus loin une embarcation à la voile gonflée indique qu’elle vire de bord. Une fois encore la ligne d’horizon est basse et laisse une place importante au ciel. Les nuages blancs apportent toute la lumière au tableau.

Autoportrait 1799 au musée

William Turner
Autoportrait 1799

Turner réalise cet autoportrait, sans doute, pour immortaliser son élection au titre de membre associé de la Royal Academy. C’est une reconnaissance de ses capacités techniques à reproduire la lumière et ses nuances ; un moment qui marque sa carrière de peintre.
Son habit sombre se détache faiblement du fond du tableau. Le jabot et le gilet blancs apportent la lumière. Le visage est lumineux, son regard semble toiser le visiteur.

Regulus 1837

William Turner
Regulus 1837 de Turner

Marcus Atilius Regulus, commandant de l’armée romaine durant la première guerre punique, est le héros de cette toile.
Envoyé à Rome par les Carthaginois pour négocier la fin des combats ou la libération de prisonniers ennemis, il refuse ces deux alternatives. Comme punition les Carthaginois lui découpent les paupières.

Turner symbolise l’éblouissement par une violente lumière qui se réverbère sur la mer. La scène est floue, les contours presque invisibles.
Le port peint par Turner fait référence au tableau de Claude Gellée (Le Lorrain) “Port avec la villa Médicis (XVII -ème siècle). La Galerie des Offices à Florence héberge cette œuvre.

Le Soleil de Venise allant vers la mer 1843

William Turner
Le Soleil de Venise allant vers la mer 1843 de Turner

Joseph Mallord William Turner anime cette toile par un savant jeu de couleurs.
Au centre une embarcation typique appelée “bragozzo” destinée à la pêche. Sur la voile on devine l’inscription ‘’Sol di Venezia’’, le nom du bateau. En arrière-plan la ville se perd dans la brume. Le jeu chromatique joue les contrastes, et anime le tableau.

John Constable (1776 – 1837) au musée

Constable destiné à la vie ecclésiastique quitte l’institution pour se consacrer à la peinture. A ses débuts il s’exerce en recopiant des œuvres de Jacob Van Ruysdael et de Claude Lorrain. Très vite il s’éloigne des techniques classiques pour exploiter son propre regard sur la nature. S’ouvre alors la voie aux peintres paysagistes romantiques.
Élu à la Royale Academy en 1829 ; John Constable meurt en 1837 dans l’ombre de Turner ; son talent et l’originalité de son œuvre n’ont jamais vraiment été reconnus.

L’église et le village de Brigtwell 1815

L’église et le village de Brigtwell 1815 de Constable
L’église et le village de Brigtwell 1815 de Constable

Une représentation du village de Brigtwell dans le Suffok, avec son église sur la ligne d’horizon et ses petites maisons.
Le paysage est peint avec justesse. Le camaïeu de vert se conjugue merveilleusement avec le jaune des blés et les bruns de la terre.

Vue d’Epsom 1809

Tableau de John Constable
Vue d’Epsom 1809 de Constable

Une localité que le peintre connait bien pour y avoir séjourné à plusieurs reprises. Le ciel nuageux envahit la toile. Le rideau d’arbres délimite l’horizon, les animaux semblent paître en toute tranquillité. Le panorama est vaste, c’est une véritable ode à la nature et à la sérénité.

Le Moulin de Flatford 1816-17

John Constable
Le Moulin de Flatford

Le moulin, un sujet familier au peintre puisque les Constable en possédait un près de Flatford. Le paysage arboré est peint et dessiné avec le souci du détail. Le fleuve est l’animation, avec ses chalands dont l’un semble relié par un câble au cheval de trait sur la berge. En arrière-plan, le ciel aux nuages tourmentés coiffe les maisons du village.

Étude des nuages 1822

John Constable au Musée
Étude des nuages

Le thème du ciel a donné lieu à de nombreuses études de la part de John Constable.
Les couleurs claires et foncées s’opposent pour apporter le volume.
Au dos du tableau les inscriptions ‘’Onze heure et midi’’ indique certainement le moment où a été réalisé le tableau.

William Blake (1757 – 1827)

William Blake est peintre et graveur, mais aussi un penseur et un poète inclassable.

« Je dois créer un système qui me soit propre ou bien être l’esclave de celui de quelqu’un d’autre.» disait-il.

C’est l’imagination qui guide son œuvre picturale. Quand Turner et Constable trouve leur inspiration dans la nature, Blake explore les mystères de l’esprit. Considéré comme un visionnaire, il est une figure incontournable du mouvement romantique ; C’est un génie artistique et littéraire des XVIII et XIX -ème siècles.

Obéron, Titania et Puck dansant avec des fées – vers 1786 au musée

William Blake au Musée Tate Britain
Obéron, Titania et Puck dansant avec des fées

Une œuvre qui fait référence à la comédie de William Shakespeare “Le Songe d’une nuit d’été”
Des créatures dansent dans la forêt, parmi elles le lutin Puck. Le peintre a choisi des couleurs pâles et douces pour cette scène onirique.

Pitié vers 1795 au musée de Tate Britain

William Blake au Musée Tate britain
Pitié de William Blake

Ici William Blake met en scène “Macbeth”. C’est une illustration des vers suivants, qui évoquent la pitié et l’air :

« Et la pitié, comme l’enfant nu nouveau-né
Chevauchant l’ouragan,
Ou chérubins du ciel
Montés sur les courriers invisibles de l’air.»

Le cheval symbolise la pitié, le personnage féminin sauve l’enfant. Sa mère semble avoir perdu la vie.

La scène onirique est un monotype, achevée ensuite à l’aquarelle et à la plume.
La pâleur des personnages exprime la pureté morale selon une croyance populaire.

Joseph Wright of Derby

Portraitiste et paysagiste ; sa peinture se caractérise par l’utilisation accentuée du clair-obscur.

Sir Brooke Boothy 1781 au musée

Sir Brooke Boothy au Musée de Londres
Sir Brooke Boothy

Un cadre luxuriant pour cet ami et traducteur de Jean-Jacques Rousseau. Son habit, typique d’un gentilhomme de la campagne anglaise laisse penser que c’est un moment de détente où le protagoniste s’adonne à la lecture. Le livre porte le nom de Rousseau.
La lumière de l’arrière-plan renforce les couleurs sombres de l’importante végétation. L’effet mousse des troncs d’arbres est reproduit minutieusement.

(En 1776 lors d’un séjour à Paris, Sir Brooke Boothby reçoit le manuscrit de la première partie des Confessions autobiographiques en trois parties de Rousseau. Il traduit le manuscrit et le publie en 1780.)

Nic Blanchard-Thibault

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