Aldo NOVA – Twitch

« Aldo Nova ? C’est qui ça ? Le mari de Mamie ? Son petit-fils ? Un fondu des crèmes-desserts ? ». La bonne blague !
En 1982, Aldo Nova sort son premier album éponyme, un enregistrement certifié double disque de platine aux USA. En 1984, il publie l’album Subject, un mixe de hard rock FM / AOR plutôt addictif qui souffre juste d’un rien de manque de cohésion. Vient 1985 et ce Twitch, un zest plus FM que son ainé, dans la lignée des productions West Coast / Los Angelines. En 1991, il s’acoquine avec Jon Bon Jovi – celui-ci investissant le rôle de coauteur / compositeur / producteur – pour élaborer Blood On The Bricks, son quatrième forfait. On y décèle les prémisses du futur Keep The Faith (1992) à venir de Bon Jovi.
Après ça, si l’artiste se dilue dans le microcosme rock, il vire « variété » en participant comme guitariste à l’album Bruel (1994) de : « Patriiiick ! », puis joue l’auteur / compositeur / producteur pour Céline Dion sur quelques titres du multi platiné Falling Into You (1996), l’album anglophone le plus vendu de la Québécoise.
Aldo NOVA – Tonite (Lift Me Up)
Twitch apparait comme l’album d’Aldo Nova le plus abouti. Si vous aimé le rock cradingue, hirsute et dépenaillé, passez votre chemin. Dès la pochette, on subodore le « brushing », rien ne « dépasse », par le moindre épi, les couleurs utilisées sur ce visuel renvoyant très précisément à son contenu. Bien sûr, il y a de la guitare, rythmique et solo, mais « roses », arrondies, dépourvues d’angles aigus ou de dérapages incontrôlés. Nonobstant, ça ne l’empêche pas d’afficher un son mordant et, par place, d’une arrogance de petite frappe, épaules roulant sous la veste Armani. A ses côtés, les synthétiseurs rutilent, entrelacent des lianes mélodiques les unes aux autres en un somptueux ballet pop/rock.
Surrender Your Heart
Malgré son patronyme à consonance italienne, ce Canadien né à Montréal sait indéniablement y faire en matière de compositions addictives suintant le miel. Passé maitre es troussage de chansons attrape-gisquettes, il capte moult oreilles d’abeilles via ses pastels, les bourdons friands de belles choses suçotant volontiers ces douceurs acidulées.
Si le son de batterie rappelle sans conteste les années 80, l’ensemble n’a point vieilli. Que l’on soit simple mélomane ou amateur de productions calibrées, on écoute agréablement ce millefeuille de notes saupoudré de sucre-glace.
Aldo NOVA – If Looks Could Kill
Bien sûr ces « airs de rien » s’apparentent à bien des morceaux « déjà-entendu », la persistance d’une sensation de « déjà-vu » caressant les tympans de qui les entend. Mais il n’y a aucune gêne et beaucoup de plaisir à se plonger dans un bain dont les sels parfumés vous laissent une envie de « reviens-y ». Les partitions fleuries délassant du labeur quotidien, Twitch, d’Aldo Nova, produit un baume musical qui vous veut du bien.
Rumours Of You
Thierry Dauge












