The Cure en 2019 – Comment réussir un bon concert !

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Cure : comment réussir un bon concert !

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The Cure en 2019 Live : Oser une Playlist de dingue, sans oublier les incontournables toutes générations confondues.

Just Like Heaven

Nous sommes à quatre mois de la venue en France de Robert Smith et sa bande : The Cure en 2019, au grand complet. Le vendredi 23 août dans cadre du festival Rock en Seine à Saint-Cloud, parc de la banlieue chic parisienne, vers les 22 heures, ils clôtureront leur tournée européenne commencée en juin, voire même avant, histoire de fêter leur quarantième année d’existence (à partir donc du premier album), les trente ans de leur plus grand ouvrage, toutes ventes confondues du groupe, Disintegration et les soixante ans de l’homme aux cheveux hirsutes, rêches, un peu blanchis, qui mettent encore en valeur le rouge à lèvres et le fard à paupières bleu foncé et parviennent à peine à cacher un corps bien arrondi depuis tout ce temps que les vêtements noirs n’ont su soustraire.

The Cure – Disintegration

En février dernier, nous proposions, de façon osée mais sereine, l’idéal d’un nouvel album. Il paraît que celui-ci est terminé, que dix-neuf morceaux ont été enregistrés, qu’un triple album était envisagé (waow !) mais qu’au final ce ne sera qu’un simple avec une dizaine de titres d’ici la fin de l’année. J’espère qu’ils auront suivi quelques conseils, comme si Robert Smith lisait en français, oui, bon, on peut rêver.

A lire : The Cure en 2019 : Conseils Perso pour un nouvel album

Bénéficiant de la possibilité d’écrire au sein d’un blog formidable, voici quelques nouveaux conseils pour réussir un concert inoubliable. Oui, n’ayons pas peur !… Tout cela sera vérifié d’ici fin août, avec une petite idée de ce qui nous attend via les setlists précédentes.

Alors bien sûr, si le nouvel album se confirme, deux ou trois titres s’imposent, les meilleurs, histoire de mettre l’eau et surtout la bière à la bouche.

The Cure – The Kiss

Sinon, commencez par un tire dévastateur, qui met tout le monde en rage, en sueur et en attente : « The Kiss ». Tu verras Robert (on se tutoie, on a le même âge), débuter par un bon solo de cinq minutes ça démange tout le reste. Ensuite, sois le jeu se calme, un ou deux titres plus pop mais audibles (« Just Like Heaven »), sois tu enfonces le clou : « One Hundred Years », carrément, faut pas avoir peur.

Après tu laisses rouler la machine, elle va aller de soi, avec une ou deux surprises : « Lament » ou « Just One Kiss » par exemple. Entre nous, glisser « All Cats Are Grey » en invitant ton vieux pote Lol Tolhurst, là, c’est top moumoute. Mais ça peut se réserver pour les rappels, y’a pas le feu au lac comme on dit en Suisse. Ah, ne pas oublier une bonne paire de titres issus de « Disintegration », c’est un bel anniversaire aussi !

The Cure – All Cats Are Grey (with Lol Tolhurst)

The Cure en 2019

Les rappels, justement, toujours très intéressants chez les Cure. Ces derniers temps, ça devenait banals, on s’emmerdait un peu pour tout dire. Bon, faut remettre de l’essence et resserrer les boulons. Évite, par exemple, de replonger dans le passé!… Crée l’étonnement, la beauté, l’envoûtement avec des titres joués peu souvent, même si Burn doit y figurer obligatoirement.

The Cure – Burn

Allez, quelques suggestions : The Promise, This Morning, The Figurehead, Sinking, Untitled. Tiens, une idée de taré : un invité. On dit Brian Molko, par exemple, et vous reprenez Without You I’m Nothing. Ok, je te l’accorde, c’est franchement gonflé, mais alors… ça scotche tout le monde.

Et puis il faut bien finir un soir pas comme les autres. Alors deux possibilités :

  • Une version soft mais émouvante à pleurer: Faith avec une dérive à la fin, sur les mots, les notes.
  • Une version hard : Forever façon étirée, période pornographique. Douze minutes intenses qui laissent tout le public sur le cul, en train de se demander ce qu’il venait de se passer, d’où il sortait.

The Cure – Forever

De toute façon en choisissant une de ces deux propositions, le groupe restera à jamais en nous, adeptes ou non, il sera impossible d’être insensible. Il s’agit bel et bien là ce qui a toujours valu le succès d’un remède inaltérable.

Patrick Bénard