Joey Ramone – Don’t worry about me – 1er Album solo

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Joey Ramone : First album solo

Après le splitte de 96′, après 22 (!) années sur les routes, chacun des membres se tournent vers différents projets dont, pour Joey Ramone, la réalisation d’un album solo Don’t worry about me.

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Joey Ramone – Don’t worry about me

Quand on sait que cet album est posthume, et que Joey malade ( et connaissant parfaitement la gravité de son état) , on réalise tout le «piquant» de ce titre. Et le morceau d’ouverture What a wonderful world rajoute encore un peu plus d’amertume à la situation: Joey RAMONE est sur son lit d’ hôpital, terrassé par un lymphome…

Joey Ramone décède le 15 avril 2001. Son album solo sortira le 19 février 2002 aux USA.

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What a wonderful world

Sans faire dans le sensationnalisme, quand on sait qu’en outre il souffre de troubles du comportement (genre vérifier des dizaines de fois que son appartement soit bien fermé…), que son «frère-ennemi» lui a piqué sa copine (Johnny-Linda), et que les dernières années, plus personne ne se parlait dans le groupe, on se dit qu’il lui fallait quand même une sacrée dose d’optimisme et d’auto-dérision pour chanter un tel titre.

Côté Production :

joey ramone citation
Joey Ramone malade compose : don’t worry about me

Plusieurs amis de Joey participent au projet: le second batteur des Ramones Marky, le Damned Captain Sensible, le Dictators Andy Shernoff, le Misfits Jerry Only.

Avec tout ce beau monde, on ne peut avoir qu’un album de qualité: ce qui est le cas !!!
Pour ma part, ma préférence ira vers Don’t worry about me et Maria Bartimoro. Et vous?

Etienne FLT

Maria Bartiromo

A propos des Ramones : Citations

J’ai vu l’un de leurs premiers concerts. Ça donnait quelque chose comme « 1-2-3-4 BRRAAAGAWGGH ! ». Un genre de rugissement. Puis l’un d’entre eux cassait une corde et ils sortaient de scène. Ils revenaient « 1-2-3-4 » et la même chose se reproduisait. On était là à se marrer. Pourtant la musique était d’une intensité incroyable. C’était ce que j’avais vu de mieux depuis les Stooges. Ça a changé ma vie.

Alan Vega

Qui aurait pu imaginer que Johnny, Joey, Dee Dee et Tommy, les quatre membres originaux des Ramones, pouvaient tous disparaître ? Eux qui étaient l’emblème de la puissance juvénile éternelle ! C’est flippant d’y penser. Mais peut-être que leur mort n’a fait que renforcer la valeur artistique du punk ?

Thurston Moore, ex-Sonic Youth, Télérama, 2015

Souvent, les gens les détestaient. Mais à chaque concert, il y en avait qui tombaient amoureux des Ramones. Si une personne était sous le charme dans l’Oklahoma, la fois suivante, ils seraient deux ou trois. C’était des pionniers et des explorateurs.

Arturo Vega, directeur artistique

Tout chez eux, leur allure, leur musique, leur attitude et leurs chansons était parfait. Le concert s’est achevé en onze minutes et demie. J’étais ébloui.

Danny Fields, manager

Joey Ramone malade était atteint d’une lymphopénie, soit un trouble sanguin qui se manifeste par une diminution de certains globules blancs. L’un des moteurs iconiques du mouvement Punk est décédé à 49 ans. Joey , de son véritable patronyme Jeffrey Hyman, est né en 1951 dans le quartier de Queens, tout comme ses compères « faux frères » Ramones. Il surplombait le groupe du haut de ses 1.98 mètres, même s’il n’en était pas la figure dominatrice. Un look archi reconnaissable : affublé d’un perfecto noir, jean déchiré et baskets dézinguées. Une sorte de poète moderne, inventeur de cris de ralliements et de néologismes puissants… « Come on, let’s go, gaba-gaba-hey ». C’est également lui qui eut ces mots qui hors contexte, prennent aujourd’hui un sens beaucoup plus profond :

« Jouez avant de devenir bon, car au moment où vous deviendrez bon, vous serez trop vieux pour jouer. »