Brian JONES, le Rolling Stones déchu

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En juillet 1969 le fondateur des Rolling Stones trouva la mort

brian jones the rolling stones
Brian Jones, le Rolling Stones déchu

Le livre de Laura JACKSONBrian Jones, le Rolling Stone déchu examine dans le détail la vie hors du commun du tragique « Club des 27 », stars décédées à l’âge de 27 ans (Robert Johnson, Janis Joplin, Amy Winehouse, Jimi Hendrix, Kurt Cobain, Jim Morrison), et plusieurs autres moins connus qu’on oublie régulièrement de citer (Alan Wilson de Canned Heat, Pigpen de Grateful Dead, Peter Ham de Badfinger, Jacob Miller etc.) ou d’autres, très connus, mais qui frôlèrent les 27 ans de quelques jours ou semaines : Otis Redding particulièrement.

N’oublions pas non plus une « fake death », celle de Paul McCartney, mort lui aussi à 27 ans si l’on en croit… Lla pochette d’ABBEY ROAD et la plaque minéralogique de la Volkswagen: 28 IF!

Brian Jones

On n’a jamais retrouvé les enregistrements que Brian JONES avait réalisés dans sa retraite de Cotchford (ayant appartenu à l’auteur de Winnie l’ourson) juste avant de mourir (printemps 1969). Nous ne parlons pas, bien sûr, de l’album « Pipes of Jojouka » qui n’est pas un disque de lui, mais un disque enregistré par lui !

De son propre aveu, il se plaçait à l’avant-garde de la musique moderne. Car bien que puisant ses racines dans le passé, dans le r’n’b, il voulait maintenant passer à la vitesse supérieure, venant de découvrir un nouveau groupe américain, Creedence Clearwater Revival, qui l’avait littéralement enthousiasmé avec « Proud Mary » aux riffs tueurs et obsédants…

Des riffs que lui même aurait pu tirer de sa propre guitare

Son esprit éclectique analysait en permanence ce qu’il écoutait, réécoutait ou découvrait pour en extraire de nouvelles influences musicales. Citons Janie Perrin, amie de Brian Jones:

« Il était enthousiasmé par le travail qu’il venait d’achever en studio, parvenant enfin à cristalliser tout un tas d’idées. Il avait matière à publier un 45-tours »

Et elle enfonce le clou, Janie :

« Il avait enregistré un single. Ce serait son premier disque depuis son départ des Stones. Il avait enregistré une démo et en était extrêmement satisfait. Le disque était prêt à partir au pressage »

Tout à fait conscient de l’impact commercial d’un tel disque, Brian, plein d’espoir, téléphona à son père pour lui faire part de la nouvelle. Le fait est que des rumeurs d’un disque solo de Brian Jones couraient depuis… 1964. Vrai ou faux ? Toujours est-il que Decca ne le publiera jamais. Si l’on en croit Janie, c’était pourtant devenu une réalité en juillet 1969. Si cet enregistrement a véritablement existé, personne ne dispose d’aucune information le concernant. Pas même le titre de la chanson. Le domaine mis à sac après la mort de Brian ne laissa aucune trace. Tout fut volé ou brûlé.

Daniel Lesueur