Jim Morrison : The Doors – Love Street… rue Laurel Canyon à Los Angeles

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The Doors – Love Street

Jim Morrison the doors

Jim Morrison et Pamela Courson – Moment of life

Fin des années 60, Jim Morrison vivait alors avec sa compagne Pamela Courson au 8021 de la rue Laurel Canyon à Los Angeles. De l’autre côté de la rue se trouvait une boutique de fringues largement courtisée à l’époque par une foule grandissante de hippies et de beatnicks. La légende raconte que c’est en regardant de son balcon ce va et vient incessant que Jim Morrison eu l’idée d’écrire les paroles de Love Street. Une petite merveille qui se retrouvera sur Waiting for the Sun, le 3ième album de The Doors en 1968.

Love Street

Le producteur et journaliste Harvey Kubernik raconte:

« Bien que la chanson ait un ton léger, le fait qu’elle soit basée sur un endroit réel réjouissait largement les fans. Ils n’utilisaient pas le nom des rues, ni les adresses mais ils donnaient des détails précis. »

C’était une rue bien particulière, on y rencontrait du beau monde

Jimmy Greenspoon de Three dog night donne lui aussi son témoignage:

« Gene clark des Byrds habitait au coin de la rue et Roger Mc Guinn, David Crosby et Chris Hillman sur le trottoir d’en face. John et Michelle Phillips étaient la aussi et Cass Elliot (The Mamas and the Papas) habitait un peu plus haut. C’était pareil pour Frank Zappa et sa famille. Tout le monde allait d’une maison à l’autre en s’offrant des gâteaux au chocolat et de la drogue. Le week-end on laissait les portes ouvertes et on entendait quantité impressionnante de musique qui flottait dans l’air ».

Une époque expérimentale…

Auguste Marshal

Quelques citations de Jim Morrison

« C’est le propre de l’amour véritable. Laisser une personne être ce qu’elle est vraiment ».

“Les gens craignent plus la mort que la souffrance. Or, la vie est souffrance. La mort nous en délivre. N’est-elle pas alors notre meilleure alliée?”

“J’ai toujours été attiré par tout ce qui parlait de révolte contre l’autorité. Celui qui se réconcilie avec l’autorité se met à en faire partie. J’aime les idées qui parlent de détruire ou de renverser l’ordre établi. Je m’intéresse à tout ce qui traite de la révolte, du désordre, du chaos, et surtout aux activités qui semble n’avoir aucun sens. Cela me paraît être le chemin vers la liberté. La liberté extérieure est la voie qui mène à la liberté intérieure”

Patti Smith – Just kids, 1999

« En regardant Jim Morrison, j’ai eu une réaction étrange. Tout le monde autour de moi semblait cloué, mais moi, j’observais le moindre de ses mouvements dans un état d’hyper conscience froide. Je me souviens de cette impression bien plus nettement que du concert. J’ai senti en voyant Jim Morrison, que j’étais capable d’en faire autant. Je ne saurais dire ce qui m’a fait penser ça. Rien dans mon expérience, ne me permettait de me dire que ce serait jamais possible, pourtant j’ai nourri cette prétention. J’ai ressenti à son égard à la fois de l’attrait et un certain mépris. Je sentais sa gêne profonde aussi bien que sa suprême assurance. »