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YAROL POUPAUD : Groupe ou artiste Solo ?

Yarol Poupaud
Credit photo – Thierry Dauge

27 novembre 2018, Yarol POUPAUD était en concert à la La Cave d’Argenteuil.

Parfois, on prend une place de concert comme on prend un billet de train : pour voyager. Parfois, la curiosité l’emporte. Imaginez : et si la curiosité faisait voyager ? Avec Yarol, c’est le cas. On y va comme au poker : « pour voir », on en ressort transformé. Yarol ? Quézako ?

Au début était FFF Yarol Poupaud se fait connaître comme guitariste de la : Fédération Française de Fonck. « Barbès » , « Le pire et le meilleur » sont leurs légions, deux bombes à fragmentation fusionnelle, des assemblages funk heavy rock gorgés de groove et de fun, des uppercuts aux mentons.

FFF – Barbès

Guitariste de Johnny Hallyday

Et puis, en 2010, Yarol intègre le staff Hallyday comme première gâchette et « directeur musical »!. En parallèle, il mène un groupe avec son frère, l’acteur Melvil Poupaud, une formation au patronyme ambiguë: Black Minou. De concerts en concerts, le guitariste fait le show mais reste avec ses compos.

Et puis le « Patron » s’en va tutoyer les cieux laissant le ténébreux en plein dénuement, on ne côtoie pas un type d’une stature pareil sans y laisser un peu de son âme. Alors, le Poup’ décide de tourner sous son prénom: Yarol. Le groupe est né. A l’occasion, il rajoute le chant à ses talents de six cordistes et garnit ses flight-cases des musiciens de Black Minou, son frère excepté : Phil à la 2ème pelle, Ludwig aux fûts et Jean-Max au clavier. Chose faite, nouveau bassiste intégré, « Allez rouler! », le groupe joue partout où on lui en offre la possibilité.

Yarol Live
Yarol Poupaud – Credit photo Thierry Dauge

La cave d’Argenteuil

La Cave, donc, petite salle de banlieue qui peut contenir 200 personnes à tout casser, mais dont la géographie favorise la proximité. Les dernières notes envolées, on croise les musiciens du côté du stand de merchandising situé non loin des glacières à bières. Ce mardi-là, tout juste une centaine d’aficionados font le pied de grue devant la scène ou patientent, séant posé sur une marche. Comme à chaque fois, suivant en cela on ne sait quelle tradition, les troupes se resserrent lorsque la lumière choit.

Yarol – Caroline

De prime abord, et première écoute, la musique de Yarol déconcerte. On s’attend à une gratinée de rock traditionnel et voilà que les options artistiques prennent des caps afro beat et funk, transpercés d’éclairs heavy rock, voire carrément punk, tel ce premier single lâché sur la toile: « Boogie with you » .

Yarol – Boogie with you

Les sidemen suivent Mr Poupaud comme un seul homme, affûtés, énergiques et talentueux. Yarol est partout, à la fois sur des blocs d’avant-scène sciemment disposés, dans la salle à l’occasion d’un solo/promenade, debout sur la grosse caisse ou chaloupant des hanches au cœur de la mêlée. Il se donne corps et âme, illustrant son propos du manche et de la voix.

Surprise : à côté de la tribalité des notes égrainées, Yarol se révèle être un très bon chanteur. Tout juste se tient-il anecdotiquement un peu éloigné de son microphone, concentré qu’il est sur ses cordes. Sympathique concert présentant une interprétation tant impeccable qu’énergique: pas d’atermoiements entre les morceaux, du muscle et du show.

YAROL –  « Fils de Personne » – 10 Novembre 2018

Pendant l’inévitable rappel, une série de reprises prend le pouvoir. Tout commence par Creedence Clearwater Revival/Johnny Hallyday via un «Fortunate son – Fils de personne» au cordeau. Ce 27 novembre célébrant la date anniversaire de Jimi Hendrix, un « Voodoo child » d’anthologie nous est offert, une pièce chauffée à blanc par un soliloque guitaristique digne du maître. A peine remis, place au rock’n’roll infernal de « Go to hell ». Cet incendie vient clore le raout, chanson à laquelle notre pétulant chanteur mixe les paroles d’autres Références, de « Johnny B. Goode » à « Sex machine ».

Yarol – Concert Cave Argenteuil – 27 novembre 2018

Yarol Poupaud - live
Credit Photo – Thierry Dauge

Au bout du bout: « Bing ! », le matériel lâche et la guitare, épuisée, s’éteint. Yarol tente en vain de la ranimer. Sans cet incident, l’impression m’est donnée que ce concert était bien parti pour durer. Au baissé de rideau, nous célébrons les gladiateurs « pouces levés » avec l’enthousiasme qu’il se doit. Sitôt l’au revoir scellé, Yarol retourne à la résolution de sa panne de son. La responsable ? Une prise Jack : « She’s got the Jack » !

YAROL – Sale

Après concert, j’évoque avec l’Homme un « Rock à Paris », Parc des Princes – juin 1997, où FFF s’est produit. A la même affiche : Rage Against The Machine, NTM … du lourd ! J’émets l’idée que l’énergie développée ce soir dépasse celle reçue lors de ce festival. Il me regarde, soupèse ma « sérieusité » puis sourit. Une photo en famille, une séparation amicale, le charme agissant, pas facile de le quitter.

Yarol, artiste solo ou groupe ? De toute évidence : les deux.

Yarol
Yarol et Nous à la Cave à Argenteuil – Novembre 2018

Thierry Dauge

Album : YAROL 

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