Une star du noir et blanc surnommée Reine du… Technicolor !

Maria MONTEZ

Née en République dominicaine, Maria Africa Garcia Vidal dite Maria Montez est la deuxième fille d’une série de dix enfants dont le père est consul. Une digne famille dans laquelle il convient d’éduquer la progéniture féminine au couvent… Couvent dont s’échappera Maria pour épouser en 1932 un riche banquier dont elle divorce au bout de sept ans de vie commune…

Enfin, pas si commune que ça, car elle a déjà choisi son pseudonyme avec la ferme intention de l’utiliser pour – tout comme Lola Montez – se faire un (sur)nom dans le milieu de la danse. Et elle voyage beaucoup, de l’Amérique du Sud à l’Irlande avant d’atterrir à Hollywood où elle décroche un contrat de sept ans. Classée – sans grande surprise ! – dans la catégorie « actrices exotiques » (That Night In Rio, 1941), elle obtient l’année suivante un rôle beaucoup plus grave et consistant dans un film tiré d’un conte d’Edgar Allan Poe, The Mystery of Marie Roget.

Maria Montez poursuit sur sa lancée mais souvent dans des films de série B, et d’une durée comprise entre 1h et 1h10 : Arabian Nights / Les mille et une nuits (1942).

Maria Montez – Les mille et une nuits

White Savage  – La sauvagesse blanche (1943)

Maria Montez – Cobra Woman / Le signe du cobra (1944)

Ainsi que Ali Baba and the Forty Thieves –  «Sudan / Soudan» (1945), Tangier / Tanger (1946).

Entre-temps elle a rencontré l’amour de sa vie

C’est l’acteur français Jean-Pierre Aumont qui avait quitté son pays pour le défendre aux côtés des Américains. (Ils auront une fille, la fière Tina Aumont). Est-ce pour ne pas s’éloigner de lui, revenu du front, qu’elle refuse le rôle qu’on lui propose dans Frontier Gal. (La Taverne du cheval rouge, 1945). Ce film sera repris par Yvonne de Carlo au physique fort proche du sien bien que d’origines fort différentes (elle est née au Canada)? (Yvonne tournera d’ailleurs avec Jean-Pierre Aumont dans Sheherazade, 1947).

Un refus qui lui vaudra le non-renouvellement de son contrat d’actrice avec Universal. Elle croit se sortir d’un mauvais pas en signant avec United Artists. Mais le charme est rompu: Atlantide / The Siren of Atlantis, le premier film qu’elle tourne en covedette avec son mari ne connaît pas un succès phénoménal. Le moral plombé, elle accepte de s’installer en France. Elle y tourne en cette fin des années quarante Hans le marin et Portrait d’un assassin.

Maria Montez – Le 7 septembre 1951, le drame

Maria se noie dans sa baignoire à la suite d’une défaillance cardiaque. Les médecins s’accordent à dire que la température élevée de son eau de bain fut à l’origine d’un choc thermique.

Pour en savoir plus :

Stars et stralettes du noir & blanc – Daniel Lesueur

Daniel Lesueur

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