The DARKNESS – Boston, Journey, Def Leppard et … Queen !

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La culture se partage !

The DARKNESS – Boston, Journey, Def Leppard et … Queen !

The Darkness

Question : Je suis un groupe anglais ayant performé les charts et charmé le grand public avec Permission To Land, mon premier Lp (2003). Mon principal interprète possède une voix qui parcoure plusieurs octaves, du plus grave au plus aigu … et au-delà. Sur l’album One Way Ticket To Hell … And Back (2005), je cumule des textures et structures musicales présentes chez Boston, Journey, le Def leppard de Pyromania (1983) et … Queen ! Je suis, je suis …? The Darkness !!!

The DARKNESS – Is It Just Me ?

« To Hell And Back » est, entre autres, une chanson de Venom, groupe légendaire de Black Metal, un de ceux qui initia le genre en 1982. Mieux : « One Way Ticket » ennoblit le répertoire de la formation disco Eruption (1979). The Darkness auraient-ils emprunté à ces opposés de quoi ériger son trône ? Ce deuxième Lp correspondrait donc à un mixe improbable de Metal le plus sombre étreignant un turgescent Disco ? Pas vraiment, ni l’un, ni l’autre. The Darkness, s’ils se sont « servis » quelque part, c’est du côté heavy rock, AOR, ou hard FM, qu’il faut chercher, ainsi que celui de l’originalité. En ce domaine, le groupe ne se fixe aucune limite. De la pop ? Yes ! Du hard rock ? Yes ! Du Gloubiboulga ? Yes !!! Tout ce qui fait son particularisme, et le bonheur de l’écouter, provient de ce flou artistique, ces virées ébrieuses aux Crus des « genres ».

One Way Ticket

Non content de produire une musique jubilatoire, les musiciens assurent également une image pour le moins « croquignole ». Justin Hawkins, leader chanteur et guitariste, assume une attitude et un look assez outranciers, bardés d’humour flagellatoire. En cela, il se rapproche d’un certain Freddy Mercury. Mais le parallèle avec Queen va plus loin. Sur ce disque, il transpire dans les chœurs, le son des solos « Gibsonisés » ainsi que dans les ponts et breaks surgissant inopinément. Au-delà, la brumisation parfumée du titre qui suit en exhale l’esprit.

The DARKNESS – English Country Garden

Pour ne rien gâcher, le visuel de One Way Ticket To Hell … And Back évoque des temps immémoriaux, les 70’s, où la démarche artistique visait l’ensemble de l’œuvre. Ouverte, la splendide pochette retranscrit merveilleusement son contenu : un train fou au sillage incandescent qui embrase la Lande. La Lande du poète, le feu qualifiant l’énergie.

The Darkness

Quant au « son », il est dantesque. Si le format CD propose parfois un mastering infernal, ce vinyle promet une flopée d’hématomes aux tympans qui l’osent. A la production, oh surprise ! Nous nous disions bien, aussi, que cette rutilance sonore nous était coutumière. Roy Thomas Baker, le responsable du son des quatre premiers albums de Queen, est à l’affaire. Où lorsque les faisceaux de présomptions convergent …

Bald

Chronique éminemment partisane, redonnons du sens à notre intégrité. Existe-t-il un tendon d’Achille quelque part dans tout ce « bruit », une ballade sirupeuse dite « à minettes » ? A cette supposition, le scribouillard se gausse. La question porterait donc sur la possible existence d’un « slow », ces glabres compositions aux ordres des ondes ? En ce qui concerne ce long format, une seule réponse : Sarcasmes !

En la matière, The Darkness nous proposent un joyau, un festin !

The DARKNESS – Blind Man

One Way Ticket To Hell … And Back est à positionner sur la plus haute marche du podium, à l’égal d’un Get Behind Me Satan des White Stripes ou Mezmerize de System Of A Down, ce genre de choses, sève musicale de l’année 2005 …

Vous en doutez ? Ecoutez !

Thierry Dauge

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