La Vraie Vie De Robert Johnson : Bruce Conforth et Gayle Dean Wardlow

0
339

Et Le Diable A Surgi : la Vraie Vie De Robert Johnson

robert johnson Et Le Diable Surgi
Et Le Diable a Surgi – Tout sur Robert Johnson

Alors, parfois, il faut revenir aux origines de la musique du XXème siècle, celle qui est devenue populaire, grand public peut-on dire. Repartons donc il y a un siècle aujourd’hui, dans les années 1920, aux sources du blues, avec ceux qui l’ont fait et surtout celui qui en incarne le mythe de cette période : Robert Johnson. Parce que du mythe errant (ok, le jeu de mots était facile) il fallait en extraire une source cohérente, responsable et surtout crédible.

Robert Johnson – « Sweet Home Chicago »

Pendant plus d’un demi-siècle, deux hommes se sont attelés à la tâche et ce ne fût pas simple. Rien que pour cela, un grand hommage doit leur être rendu. Bruce Conforth est le fondateur du musée « Rock and Roll Hall of Fame », l’autre, Gayle Dean Wardlow possède la plus grande discothèque du blues d’avant-guerre. A eux deux, ils ont parcouru en long, en large et en travers tout ce qui s’apparente au Mississipi et alentours, Louisiane et Arkansas compris.

Ils sont partis à la recherche de ceux et celles qui ont connu, vécu, rencontré ce personnage insaisissable.

Robert Johnson – « Me and the Devil Blues »

Tout démarre d’une légende qui veut que Robert Johnson, à un carrefour de rues et donc de vie, rencontre le Diable. Ce dernier lui propose sa vie en échange de sa légende (ça ne vous rappelle pas un film?).

Il va accepter le deal et devenir un véritable virtuose de la guitare et du chant. A travers les champs de coton et les bars malfamés, il bouleversera les foules venues s’enivrer, qu’elles soient noires avant tout puis blanches, grâce à la vente de ses disques.

Il possède toutes les qualités pour devenir le plus grand. Largement aidé aux origines par Son House, son aîné, lui qui avait senti le prodige qui germait.

Robert Johnson – « Crossroad »

Robert Johnson n’aura enregistré que 29 morceaux. Beaucoup mois que le nombre de personnes rencontrées par nos deux lascars pour retracer son vrai parcours. Voici donc, pour la première fois la véritable histoire de Robert Johnson, « père » du blues, qui n’a eu qu’un seul défaut (mais en était-ce un ?) : aimer trop les femmes.

Cela lui coûtera la vie. Assassiné à 27 ans, et là encore, en précurseur, il deviendra ainsi le premier personnage du club des 27, bien avant Brian Jones, Hendrix, Janis Joplin ou Jim Morrison. Bref une biographie formidable et passionnante qui délivre enfin une vérité plus importante que la légende.

Bruce Conforth & Gayle Dean Wardlow

Et Le Diable A Surgi

La Vraie Vie De Robert Johnson

Castor Music – 338 pages – 24 €

Patrick Bénard

Did you enjoy this article?
Inscrivez-vous afin de recevoir par email nos nouveaux articles ainsi qu'un contenu Premium.