Parabellum – A voté – Cette année là Schultz était président

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Parabellum – A voté

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Parabellum – A voté

Schultz président

23 avril 2012, au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, le groupe Parabellum se paye le culos de sortir un bel album polémique se moquant avec allégresse de l’actualité politique. Le 9ième album de Parabellum s’intitule A Voté, et il met en scène l’auto proclamation du nouveau président. Schultz président, le sympathique chanteur de Parabellum va désormais gouverner notre pays, ça promet! Le disque commence sur un discours libertaire du nouvel élu.

Parabellum – La victoire – Le nouveau président

Au de-là du côté humoristique, entre dérision limite blague potache, et dénonciation sarcastique d’un consensus politique apathique, cet album de Parabellum est une très belle pièce de Rock. Un disque rude et brute de décoffrage, une galette de rock punk à la française servie par un véritable sens de la mélodie (chez eux ça fait souvent la différence) et des textes finement ciselés, apportant une certaine stylisation à la forme choisie.

Des auteurs de qualité!

Il faut bien sûr préciser que le groupe a su s’entourer d’une palette d’auteurs de renoms: Sanseverino, Reuno (Lofofora), Didier Super, et Cyril Kapel. Ces derniers semblent avoir su donner une nouvelle dimension au style Parabellum, mi-enjoué, mi révolté. Le rendu de l’association des textes de Didier Super avec une musique carrée, impulsive et percutante est parfaite. L’alliance du couple auteur-compositeur est d’ailleurs consacrée par le brillant J’en ai rien à foutre. Un titre qui propulse dans une énergie communicative des paroles seconds degrés, où le sarcasme et l’ironie ronronnent au son des guitares épaisses. Le tout est soutenu par la voix grave et déchirée de Schultz : une réussite.

Parabellum – J’en ai rien à foutre

A voté – Un disque épicé

Une écriture musicale dans l’ensemble beaucoup plus soutenue que sur les précédents opus font de ce disque (au sujet certes « opportuniste » mais plutôt amusant dans la forme), un album très cohérent, agréable à écouter d’un bout à l’autre, à la fois aéré et puissant. Le ton virulent et enragé est toujours là au service de l’engagement et des opinions idéologiques du groupe. Mais la sauce, malaxée avec beaucoup d’humour et de finesse dans le verbe, prend à merveille et nous emporte avec délice, dans une dégustation sonore épicée. Parabellum sonne brute, mais le contenu mérite la finesse de l’attention. Hautement recommandable.

Auguste Marshal