Marsha HUNT, actrice américaine centenaire

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Marsha Hunt – Une vie en noir et blanc

… mais surtout en noir !

Stars et strarlettes
Stars et strarlettes

Le livre Stars Et Starlettes Du Noir Et Blanc (cliquer ICI) évoque en détail la vie de centaines d’actrices de la première moitié du Vingtième Siècle, dont celle de Marsha Hunt née le 17 octobre 1917. Elle est plus que centenaire !

Dans l’ensemble, au contraire de leurs films et de leur renommée, les stars et starlettes résistèrent plutôt bien à l’usure du temps. Si l’on excepte un certain nombre de décès prématurés (suicides, accidents, maladie, excès d’alcool ou de drogue), vous serez étonnés de découvrir que, pour la plupart, elles moururent octogénaires, nonagénaires voire centenaires. Beaucoup sont mortes à 104 ans (en France, Yvette Lebon ; aux États-Unis, Mary Carlisle). Record battu par Lupita Tovar : 106 ans… À Cannes comme à Hollywood, à Joinville comme à West Orange dans le New Jersey, bénéficièrent-elles d’une… pellicule de protection ? Une sorte d’écran total ?

Marsha HUNT
Marsha HUNT

Avant de figurer sur la liste noire de ceux justement ou injustement accusés d’avoir des sympathies pour le communisme, Marsha Hunt avait connu un début de carrière fulgurant, signant, à 17 ans, un contrat avec la prestigieuse firme Paramount qui lui fit tourner douze films entre 1935 et 1938. Hélas le contrat ne fut pas renouvelé et durant quelque temps, à l’exception de These Glamour Girls (1939), Marsha dut se contenter de petits rôles dans des films de série B. La chance revient en 1941 avec un juteux contrat proposé par la MGM. Elle faillit même avoir le rôle finalement acquis par Olivia de Haviland dans Autant en emporte le vent.

À partir de 1949, elle s’oriente vers la télévision (échappatoire bienvenue après sa mise à l’index par les studios hollywoodiens) et participe à de nombreuses séries (la dernière en 1988), ainsi qu’à quelques téléfilms (le dernier en 2008).

Entre 1948 et 1967, Marsha Hunt joue au théâtre à Broadway, dans six pièces ; elle y retrouve notamment (à la mise en scène) Jules Dassin — qu’elle avait déjà croisé au cinéma — en 1948 et Sam Wanamaker en 1950, eux aussi victimes du maccarthysme.

Daniel LesueurCulturesco