Yvonne de Carlo (1922 – 2007)

Vamp, femme fatale… et pétroleuse !

Bien qu’abandonnée par son père à l’âge de trois ans, Margaret Yvonne Middleton dite Yvonne de Carlo est née sous une bonne étoile: sa mère, était danseuse, et envoie sa toute jeune fille dans une école de danse, ce qui lui permettra d’être élue Miss Venise en 1938. Ses débuts sur grand écran, au début des années quarante, dans une vingtaine de films, sont bien modestes (son nom ne figure pas aux génériques. La première fois sera pour son interprétation de Wah-Tah dans le western tiré d’une nouvelle de Fenimore Cooper, Deerslayer, 1943) mais lui permettent de côtoyer un gratin qui saura se souvenir d’elle, et particulièrement  Howard Hugues avec qui elle a une liaison : la chance de sa vie lui est offerte en 1944 dans Les amours de Salomé (Salomé Where She Danced).

Bien partie, on la verra briller de 1947 à 1949 dans Les Démons de la liberté (Brute Force) de Jules Dassin, La Belle Esclave (Slave Girl), Bandits de grands chemins (Black Bart), Casbah de John Berry (la version américaine de Pépé le Moko), Le Barrage de Burlington (River Lady), Celine, La Fille des prairies (Calamity Jane and Sam Bass) et La Belle Aventurière (The Gal Who Took the West) et en 1949 Pour toi j’ai tué (Criss Cross) de Robert Siodmak dont voici un extrait avec Burt LANCASTER.

Une veine exotique et virile

Après son interprétation de Calamity Jane, le grand écran (et ensuite le petit !) exploitera sa « veine exotique et virile » comme écrit fort justement wikipedia : La Madone du désir (1952), La Belle Espionne (1953) et L’Esclave libre (1957), tous deux de Raoul Walsh, Tornade (1954), Tombouctou de Jacques Tourneur (1959). Entre-temps elle aura plusieurs fois traversé l’océan Pacifique. Ressentait-elle une certaine lassitude de la vie à Hollywood… ou bien souhaitait-t-elle retrouver les racines européennes de sa mère, française de naissance mais d’origine écossaise et italienne ?

Toujours est-il qu’elle a bien fait car l’Europe la réclame, l’accueille et lui fait un pont d’or, croisant le fer ou plutôt la caméra avec Peter Ustinov dans Hotel Sahara (1951), Alec Guiness dans Capitaine Paradis (1953), David Niven dans Héritage et vieux fantômes, Georges Marchal et Paul Meurisse dans La Castiglione. Et puis n’oublions pas, en 1956, sa participation au péplum de Cecil B. De Mille Les Dix Commandements, en épouse de Moïse (Charlton Heston).

Son image de pétroleuse lui colle à la peau…

…au point d’apparaître dans les années soixante dans de fort populaires feuilletons télévisés (Bonanza, Aventures dans les îles, Le Virginien… jusqu’à la série Les Monstres).
Tournant jusqu’en 1995, elle meurt à l’âge de 84 ans dans une maison de retraite de la banlieue de Los Angeles.

Pour en savoir plus sur les stars du cinéma de 1900 jusqu’au premier Festival de Cannes :

https://fr.shopping.rakuten.com/offer/buy/2783049711/stars-et-starlettes-du-noir-et-blanc-format-broche.html

Daniel Lesueur – CulturesCo

 

Daniel Lesueur - Stars et starlettes du noir et blanc

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