The DARKNESS – Dreams On Toast

Sans avoir parcouru l’ensemble des revues spécialisées traitant de rock ou de hard rock, ce nouvel album de The Darkness, Dreams On Toast, n’a indéniablement pas bénéficié du satisfecit mérité eu égard à sa qualité – disponible depuis mars 2025. La spécificité du groupe consistant à aborder de multiples genres musicaux au sein d’un même album serait-elle en cause ? Par quel « bout » saisir The Darkness : formation inclassable ? Mais c’est justement ce qui les distinguent du « troupeau », Dreams On Toast en témoigne. Au large des formations livrant des productions monocordes (monotones ?), où l’intégralité des chansons suivent une ligne directrice, la bande des frères Hawkins saisie toutes les occasions pour changer d’aiguillage.
The DARKNESS – The Longest Kiss
À eux-seuls, les cinq titres de la Face B résument le parti pris du groupe. « The Longest Kiss » fait référence à Queen et Electric Light Orchestra pendant que « The Battle For Gadget land » évoque Foo Fighters percutant King’s X. Survient alors une promenade country parcourue de violon cowboy à la Papa John Creach, ambianceur chez Hot Tuna, CF l’album Burgers (1972). Tout de suite après, « Walking Through Fire » nous renvoie à Permission To Land (2003), la première médaille du groupe. Enfin, « Weekend In Rome » mobilise tout un orchestre symphonique. Qui dit mieux ? À part Queen – CF A night At The Opera (1975) ou A Day At The Races (1976) : personne.
The Battle For Gadget land
Du metal à la bluette, de l’acédécien « Mortal Dread » aux ponts et breaks en tous genres, les quatre de The Darkness revisitent leur répertoire, en reviennent au mille feuilles un temps délaissé au profit d’une part de flan plus consensuelle, certes moelleuse, mais oh combien moins savoureuse que les strates crèmeuses du gâteau précité. Aussi, puisque Dreams On Toast est conçu ainsi, régalons-nous des pièces-montées savamment élaborées par ces chantres de la diversité.
The DARKNESS – I Hate Myself
Au cœur d’un heavy boogie endiablé baraté par des cuivres on ne peut plus rock’n’roll, si Justin Hawkins avoue « qu’il se hait », il a bien tort parce que, de notre côté, nous aimons ce qu’il fait. Puisse-t-il se haïr encore longtemps que nous profitions goulûment des saillies mélodiques et heavy dont il détient le secret.
Thierry Dauge
The DARKNESS – Dreams On Toast – Label : Cooking Vinyl – Déjà disponible.
En concert dans la capitale le 29 octobre 2025 à l’Elysée Montmartre. On y sera !











