RADIO MOSCOW Live – Hendrix meets Winter ?

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La culture se partage !

RADIO MOSCOW Live – In California

Radio Moscow

Lorsque l’on tombe fortuitement sur un groupe jusqu’alors inconnu, on a tendance à rester focaliser sur le disque qui vous l’a fait découvrir. Pour Radio Moscow, il s’agit de Brain Cycles (2009), entendu au bar de la Maroquinerie en attendant d’aller se faire ramollir les tympans par les suédois de Backyard Babies. Mais lorsque Radio Moscow envoie un double OVNI discographique, en occurrence Live in California (2016), on renvoie les enfants au dodo pour plonger dans l’intimité torride du brasier.

RADIO MOSCOW – Rancho Tahoma Airport (live)

A la guitare, sur ce disque, nous sommes en présence d’un mutant, d’un croisement entre Jimi Hendrix et Johnny Winter, d’un rejeton imprégné de spiritualité. De toute évidence, le bretteur a son permis heavy blues rock psychédélique. Comme ses paires, il conte quelques histoires d’une voix perfectible mais sait que la vérité est ailleurs, dans sa six cordes. Les chansons sont parcourues d’envolées stratosphériques de Stratocaster, d’enluminures de notes échevelées qui vous clouent aux murs. L’attaque, toute aussi sensuelle que brutale, percute les origines, les racines, s’en retourne en feed back visiter le Crossroad qu’on croyait perdu.

Chance Of Fate (live)

1967, 68, 69, 70 … du hard rock pur jus, parfois black et sabbathien, grimpe les hélices des pavillons. L’auditeur claque la langue comme après la dégustation d’un Grand Cru Classé ou d’un whisky millésimé. Tout droit sorti d’une triple tête Marshall, la wah-wah et la fuzz s’en donnent à cœur joie. Piétinées avec esprit par Parker Griggs, l’âme damnée aux commandes du trio, les pédales révèlent leurs essences naturelles, lâchent des extraits de virtuosité. On n’avait pas été à pareille fête depuis le Captured Live (1976) du Céleste Albinos ou la prestation enflammée du Divin Gaucher Jimi Plays Monterey (1986).

RADIO MOSCOW – So Alone (live)

Radio Moscow, Live in California, une double infusion pour les riot girls et les grands garçons.

Thierry Dauge

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