Les WAMPAS – Punk, rock, power pop et populaire

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Les WAMPAS – Peuple Rock, tes guerriers te saluent !

Les Wampas

En studio

« Les Wampas sont le preuve que Dieu existe » ? Le titre de cet album (2009) peut prêter à plusieurs interprétations dont : 1- Sans Dieu, Les Wampas n’auraient pas existé = une bienveillance céleste a sauvé le groupe de la chasse d’eau destinée aux laissés pour compte, 2- Les Wampas sont les messagers de Dieu sur Terre. A écouter et/ou lire Didier Wampas, le Maître des lieux, cette hypothèse semble la plus probable (!). Autre possibilité : niveau lettrage, si l’on fait abstraction des mots dont la police est réduite, reste : « Wampas existe », une vérité ! Maintenant, marier l’ex premier secrétaire du PCF (Parti Communiste Français) au Créateur …

Les WAMPAS – Georges Marchais

L’ambiance est punk, rock, power pop et … variétoche ? Depuis 1986 et « Tutti frutti », les enregistrements du groupe se sont progressivement tournés vers une solution moins teintée Cramps. Sur : « Les Wampas sont le preuve que Dieu existe », les amplis craillent le punk, le rock et la power pop, assurément. Mais la « Variétoche » ?! Faut-il, au prétexte que les paroles taquinent Racine et Molière, éternellement évoquer ce particularisme franco/français : la « variété » ?

Même si : « Les voies du Seigneur sont impénétrables », a-t-on déjà entendu Frédéric François ou Eddy Mitchell défendre des textes tel que celui de « I hate Switzerland » ? Généralement, sur microsillon, la variété fait la part belle aux voix, mixées très en avant, signature inidentifiable dans l’œuvre des Wampas. Alors ? A chacun de se faire son idée … d’autant plus que, finalement, ce titre est en anglais (?) !

Les WAMPAS – I hate Switzerland

Beaucoup de choses ayant été écrites et/ou dites sur Les Wampas, leur leader n’étant pas avare en communication, toujours partant pour une discussion sociétale ou une déconnade radiophonique, doit-on pour autant négliger d’enquêter sur l’éventuelle origine de leur patronyme ? Ci-joint la synthèse extraite d’un rapport thématique évoquant le sujet, produit d’un célèbre détective privé, le préservatif Mannix.

A une lettre près, un « u » pour un « a », « Wampas » s’écrit « Wampus ». Wampus est une BD petit format sortie en 1969 aux éditions Lug. Son anti héro est un extraterrestre venu sur Terre pour exterminer un maximum d’humains. L’« étranger » se présente sous une vague forme humanoïde de constitution blanchâtre, une sorte d’assemblage d’esquilles osseuses polymorphes et souples capables de prendre la forme de n’importe qui. Dans cet état, seules l’iris et la pupille de ses yeux permettent de le distinguer : ancre noire dans cercle jaune.

Autre rapport troublant. En leur temps, d’autres extraterrestres ont gravé « EMI ». Les Wampas sont à deux doigts de bisser avec : « UNIVERSAL« .

Les WAMPAS – UNIVERSAL

Quelqu’un a-t-il jamais plongé ses yeux dans ceux de Didier Wampas ? Lors des prestations live du groupe, ce dernier slamant avec gourmandise, quelle merveilleuse opportunité pour valider ou non la terrible hypothèse selon laquelle DW serait un serial killer extraterrestre.

En concert

Les Wampas

EMB (Espace Michel Berger !), le 30 mai 2009, Sannois – Val d’Oise. Si Les Wampas peuvent-être qualifiés d’urbains, The Inspector Cluzo, leur guest ce soir-là, se revendique du terroir Landais. La plupart du temps, les premières parties de concerts sont pour le moins désopilantes, pour le pire horripilantes : « Quelle faute a-t-on commise pour subir un tel châtiment ?! ». Et puis, il y a ces soirées « découvertes », mères de tous les plaisirs.

The Inspector Cluzo, un duo guitare/batterie, lâche d’irrésistibles salves de blues hendrixiens qui atteignent le public là où ça fait du bien. Une superbe entrée en matière avant la tornade Wampas …

Les WAMPAS – Les Wampas sont la preuve que Dieu existe (live)

En matière d’ésotérisme, on a connu des ambiances plus feutrées. Les Wampas live ? Si les artistes ont le public qu’ils méritent, Les Wampas sont une continuité du leur : des « mecs » décontractés qui touillent une sauce accommodable aux mets les plus relevés. Pourtant, même s’il leurs arrive de la lever, n’allez pas croire qu’ils traitent leur sujet par-dessus la jambe. Visiblement, la Foi les anime, concentrés qu’ils sont à essorer consciencieusement leurs instruments respectifs.

Manu Chao (live)

Le druidique chanteur a dit : « Chanter juste ça fait petit bourgeois ». En direct, il n’a pas de soucis à se faire quant à sa condition d’ex agent RATP, il n’y a aucun risque qu’on le prenne pour un « bobo ». Et si l’ami saigne une sueur proportionnelle au charisme qu’il dégage, la fosse est une piscine où l’adepte baigne sa « tympanie » et sa vue au sel de ses débordements. Côté rapière, la maison est tenue par Tony Truant, animateur rock et garagiste réputé pour avoir fait aboyer ses amplis chez les Dogs.

Présentant « … la puissance de feu d’un croiseur et des flingues de concours … », les New York Dolls français désinhibent le plus introverti des quidams qu’ils croisent, « audiardisent » toutes celles et tous ceux qu’ils entreprennent publiquement.

Petite fille (live)

A l’issue du concert, l’hypothèse initiale en faveur d’un groupe d’avantage nid d’extraterrestres que messager divin se vérifie-telle ? Seule certitude pour les amateurs de rock débridé : « Les Wampas m’a tuer ».

Thierry Dauge