C’est quoi une attitude punk? Réponse de Joe Strummer

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Par le leader de The CLASH – C’est quoi une attitude punk?

 joe strummer the clash
C’est quoi une attitude punk?

C’est quoi, une attitude punk ?

« Le punk n’a rien à voir avec tes pompes ou la teinture de tes cheveux. On m’a si souvent demandé de le définir en interview que j’ y ai effectivement réfléchi. En fait, le punk rock c’est TRAITER TOUS LES ETRES HUMAINS DE FACON EXEMPLAIRE. C’est pas d’être un fouteur de merde, comme plein de crétins s’imaginent que c’était le cas il y a vingt ans. »

Texte original : What’s a punk attitude? (site web www.furious.com)

« In fact, punk rock means EXEMPLARY MANNERS TO YOUR FELLOW HUMAN BEING. Fuck being an asshole, what you pricks thought it was twenty years ago. It’s totally just dawned on me. These interviews are good because it makes you think. ‘Cause otherwise you go to sleep and watch the Rider’s Cup or something. »

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101’ers, Clash, Mescaleros – Joe Strummer

Le muscle du guitariste selon Joe Strummer, des 101’ers aux Mescaleros, sans oublier l’inoubliable Clash, ce reportage de l’émission Tracks date de janvier 2002, soit quelques mois avant le décès du leader de The Clash, Joe Strummer. Il balaye en cinq minutes seulement une bonne partie de la carrière de l’incomparable Joe Strummer.

Des extraits de Live du CLASH, quelques bribes d’interviews, un peu d’histoire, des anecdotes. Joe nous apprend ce que signifiait le mot Punk dans l’argot des prisonniers américains dans les années 40, l’interaction entre l’état d’esprit du punk et du reggae, les émeutes de Notting Hill le 30 août 1976, déclencheur pour le groupe qui accouchera de son premier titre, White Riot. On y parle également de ses débuts en 1972, lorsqu’il plaque tout et fait la manche dans le métro, son goût pour la fusion musicale…

Bien sûr, beaucoup trop court cet extrait, mais quand même… à revoir.

2002 – Tracks

Auguste Marshal

Paul Simonon de The Clash casse sa basse en plein concert

Citations de Joe Strummer

A mon réveil on m’a dit que Sid Vicious était mort. Je n’ai pas pu manger mon petit déjeuner.
C’est une chose de dire, « Brûlez les voitures, brûlez les ghettos. » Mais essaie, toi, de foutre le feu à ma bagnole. (1976)
C’était chiant. Énervant ! Passer la nuit en prison ! (1977)
Certains groupes disent qu’ils font ça pour le fun, yeah, boum-boum, 5 et 6 et un hamburger ! On est un peu plus sérieux que ça.
Chacun doit réaliser qu’il ne doit pas s’accrocher au passé s’il veut avoir un quelconque futur. Chaque seconde devrait conduire à la suivante.
Chaque fois que j’écris quelque chose, j’ai l’impression d’être fini. Je crois que tous les gens qui écrivent doivent ressentir le même sentiment. Quelle que le soit la forme employée. Tu fais un bon truc, tu te sens soulagé. Et aussitôt tu te demandes ce que tu vas pouvoir faire la prochaine fois. Je pensais que c’était le genre de sensation qui s’estompait avec le temps, qu’on finissait par reposer sur une certaine habitude ou une certaine technique, mais ce n’est pas le cas. En fait, ça ne fait qu’empirer. (1982