The WARNING – Love To Be Loved

The Warning, trio féminin originaire de Monterey – formé des sœurs Villarreal Vélez –, s’accoquine avec Carin Léon, chanteur de variété (!) mexicain. En 2026, de cette association nait un single chromé à l’aspect tout spécialement caréné pour les radios FM US, « Love To Be Loved ». Y aurait-il un prospectif marketing derrière ce coup d’éclat ? Quoi qu’il en soit, la mélodie provoque une sécrétion de dopamine chez l’auditeur, une irrésistible envie d’y revenir promptement.
The WARNING – Love To Be Loved
« Caramba ! », glapit le nouvel adepte, piégé tel le frelon dans la confiture, l’amateur de rock dans la tempête, single en travers du bec ! A la recherche de chansons supplémentaires, le chaland s’apperçoit très vite qu’il s’agit d’une union contre nature. Léon navigue sur une mer de « soupe » où les filles enquillent des ouragans sur l’océan. A leur actif, elles comptent déjà quatre albums studio où la courbe de températures escalade progressivement les décibels, passe d’un rock « costaud » à du heavy bodybuildé. En 2022, « l’Avertissement » transperce une première fois l’anonymat avec « Choke », un joli morceau d’acier, correctement polis, à peine ébavuré.
Choke
Alors survient « Love To Be Loved » – en résidence sur Oui FM – avant que le groupe, surfant sur cette vague ourlée lâche un morceau à l’esprit « païen », suralimenté au méthanol. Va-t-il à son tour décoller ? La plastique des trois jeunes beautés, le son sursaturé, la cadence élevée, on essore ce « Kerosene » cul-sec, d’une seule lampée !
The WARNING – Kerosene
Dans le milieu du rock, le plus compliqué est de durer. En la matière, faire excès de féminité – dans le sens formations 100% féminines – n’est pas toujours synonyme de longévité (jamais ?). Fanny, Birtha puis The Runaways, Girlschool, Rock Godess, The Donnas… Plus pop : The Go-Gos, The Bangles ont toutes tutoyé la gloire avant de s’y dissiper. Souhaitons à nos amazones « Chicanos » de maintenir le cap, de ne pas s’éroder sur le granit « machiste » du rock, encore et toujours d’actualité.
En attendant, yes, I want : « … love to be loved, to be loved, to be loved by you (You-ouh) ! », à volonté.
Thierry Dauge












