Gattaca – L’Entre Potes, Chartres – 30 janvier 2026

Les Kroniks and Roll de l’Entre Potes
Boujou sur les deux joues à Tramber, El Loco Audiovisuel Man, pour les photos et les vidéos.
— Mamie, Mamie, regarde ce que j’ai trouvé !
— Montre ma chérie… Mais… T’as trouvé ça où ?
— Là-bas, dans les ruines de l’Ancienne Cité… C’est quoi ?
— C’est… Incroyable… Un téléphone mobile…
— Un quoi ?
— Un téléphone, ça servait au gens à se parler à distance… Avant…
— C’est vrai ?
— Oui ma chérie, pourquoi Mamie te mentirait… Oh Mais attends… C’est dingue ! Il marche encore !
— Oh montre, montre Mamie ! Dis donc y a des images !
— Oui… Et… C’est pas possible… Des vidéos… On dirait… Oui… Des musiciens… Un concert…
— C’est quoi un concert Mamie ?
— C’était des gens qui jouaient de la musique pour d’autres gens.
— C’est vrai ?
— Ah tu vas pas recommencer ma chérie… Enfin… Tiens, on dirait que ça se passait dans un bar…
— T’as l’air tout drôle Mamie.
— C’est rien ma chérie, ça me rappelle des souvenirs, cette musique…
— Qu’est ce qu’elle a la musique ?
— C’était super. Ca s’appelait du Rock and Roll.
— C’est vrai ?
— Tu sais dire que ça ? Tiens la vidéo… Elle a un titre…
— C’est quoi ?
— Gattaca…
Gattaca…

… Venu tout droit, non pas des confins galactiques, mais de la belle cité de Toulouse, investit ce soir l’Entre Potes à Chartres. L’Entre Potes, LE rade Rock and Roll de la capitale beauceronne. C’est dit. Pas à y revenir.

Rock and Roll mutant…
… C’est ce que les quatre compères affirment haut et fort. Et cela, ma foi, est fort bien vu, mesdames zé messieurs, tant ce Rock and Roll là mute à tour de bras. Tenter une définition ultime de la musique de Gattaca pourrait rapidement consister à attraper un savon mouillé dans une bassine d’huile. C’est que Gattaca ne se laisse pas apprivoiser comme ça. Gattaca vous file entre les doigts.
Vous avez cru…

… au détour d’un morceau, avoir décelé, tout fiérot de votre rockeuse érudition, un soupçon tribal des Cramps, un zest Surf hanté par Dick Dale ou bien une touche Rockabilly ? Ne vous réjouissez pas trop vite. Voilà-t-y pas que la compo suivante vous embarque dans une rythmique savamment élaborée par le jeu imaginatif et percussif de Léo, la basse souple et obsédante de Nico et des accords jazzy pimentés Garage que n’auraient point boudé un Richard Hell et ses potes Vovoïds.

Ce qui, tout de go…
… nous emmène à New York, influence manifeste du quatuor dont le biberonnage musical semble avoir comporter moultes rasades de Television, de Talking Heads originel, de New York Dolls et de leur transfuge Johnny Thunders dont ils reprennent efficacement le « Chinese Rocks », tiens tiens… Cover de bon aloi ponctuant les deux sets où le chant de Mika, en bonne compagnie des choeurs de Léo et de David (guitare), balance entre rage tendue et nonchalance Lou Reedienne, comme quoi la Grosse Pomme est un fruit non défendu dans lequel Gattaca se plaît à mordre à pleines dents.
Gattaca – Butcher’s Son
Jamais là où on croit le cerner, Gattaca surprend, passionne et ne se rend jamais.
Surtout à l’évidence.
Celle-là elle peut toujours attendre…
Pour info, le combo a pondu deux excellents galettes :
« ADN Machine Drama », en 2018, et « Last Sunset Serenade », en 2025, chez le précieux label Pop Sisters.
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