The ROLLING STONES – Black and Blue

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The ROLLING STONES – Black and Blue (1976)

The Rolling Stones

1976 : Exit Mick Taylor, welcome Ronnie Wood, la « béquille » de Keith Richards au sein des Rolling Stones. Premier témoignage de cette nouvelle association : Black and Blue. Si l’on considère que ce qui caractérise la musique des Rolling Stones, c’est d’abord des chansons avant d’être le support d’un guitar hero, l’affaire est bien menée. «Pardon ? « Bien menée » ? Mais C’est le pire de tous leurs disques : sitôt sorti, sitôt soldé!». En matière de musique, la question du « goût » est discutable. It’s only rock’n’roll (1974), le précédent album, hormis le single éponyme, est-il « supérieur » à Black and Blue ? En âge, oui, pour le reste …

Factuellement, si « Hot stuff », ainsi qu’« Hand of fate », sonnent carrément Stones, que « Hey negrita » présente d’indéniables qualités exotiques et que « Crazy mama » compile les deux, voilà bien quatre titres à l’écoute convaincante.

The ROLLING STONES – Hand of fate

Comme pour toutes formations musicales évoluant sur plusieurs décennies (y en a-t-il une autre ?!), avec The Rolling Stones, rien n’est simple lorsqu’il s’agit d’évaluer leur discographie. En effet, il y a les fans des 60’s, ceux des 70’s, ceux des 80’s et, pour ne blesser personne, écrivons : et « au-delà »

The Rolling Stones

Bien sûr, il existe moult amoureux transits pour lesquels rien de ce qu’ils ont produit n’est à négliger. Il reste qu’une grande majorité identifie Exile on Main ST. (1972) comme étant leur dernier « grand » disque. Dans ce cas, quid des « Doo Doo Doo Doo (heartbreaker) », « Dancing with Mr D », « Some girls », « Beast of burden » … quid de Black and Blue ?

Crazy Mama

Sur le visuel, Keith Richards, poisson hors de son bocal, souffle-t-il un mot à l’oreille de Mick Jagger ? Comment Charlie Watts et le nouvel intronisé, Ronnie Wood, vivent-ils de n’apparaître qu’au verso de la pochette ? Mieux, l’ami Bill Wyman se voit réserver une « fenêtre » entre les « Chefs » : s’en incommode / accommode-t-il ? Ce flyer publicitaire controversé où une jeune femme participe à une séance « bondage » en compagnie du disque, a-t-elle pour objectif de marquer les esprits ou d’engager une polémique ? L’océan traçant la ligne d’horizon sous une tempête de ciel bleu est-il destiné à éclaircir la noirceur des âmes en présence : Black and Blue ? Et tant d’autres questions ! Ne cherchons pas les réponses, elles leur appartiennent.

The ROLLING STONES – Hot Stuff

Pour conclure sans conclure, à propos de cet album, une constatation s’impose. On peut dire ce que l’on veut des Stones sauf qu’ils sont idiots. Avec « Angie », sur Goats head soap (1973), ils décrochent un hit mondial. Pourquoi ne pas réitérer ? Alors, la paire Jagger / Richards touille un morceau dont elle a le secret. En 1976, chez les ados, ce titre devient un incontournable des boums aux côtés d’« If you leave me now », de Chicago et/ou d’« Hotel California » d’Eagles. Il s’agit de « Fool to cry », bien sûr !

Fool to cry

Même s’il s’accélère en fin de parcours, à une époque où les « slows » permettaient de « conclure », ce miel à souris déformait les braguettes de pantalons autant qu’il humidifiait les dessous féminins.

Finalement, pour ne pas conclure, nous laisserons à la lectrice ou au lecteur l’occasion de le faire en cliquant sur le lien ci-dessus. Pour peu que l’un invite l’autre à danser

Thierry Dauge