A. Devillard – O. Bousquet / Streets of San Francisco

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L’Histoire du Rock dans la Bay Area

streets of san francisco
Streets of San Francisco

Les Rives et Dérives d’une Ville avec ses Hauts et ses Bas

Il y a sept ans sortait chez le même éditeur « Streets of London », l’histoire du rock à travers ses rues. Les deux lascars parcouraient de fond en comble la ville à la recherche des lieux remarquables où les groupes les plus légendaires (ou pas) fondèrent le mythe londonien musical, notamment dans les années soixante.

Aujourd’hui le tandem récidive et nous emmène à San Francisco, de l’autre côté de l’Atlantique. Comme ils se permettent d’attaquer leur récit par le titre : « C’est beau une ville, la nuit » de Bohringer, ce qui peut paraître incongru, on va mettre en exergue deux titres reflétant une certaine période.

Pour commencer, l’adaptation française du tube de Scott McKenzie, « San Francisco », par notre Johnny Hallyday national qui chantait en 1967 :

Si vous allez à San Francisco / Vous y verrez des gens que j’aime bien / Tous les hippies de San Francisco / Vous donneront tous ce qu’ils ont pour rien 

Et, plus tard, au début des années soixante-dix viendra :

C’est une maison bleue / Adossée à la colline / On y vient à pied / On ne frappe pas / Ceux qui vivent là / Ont jeté la clé

Là, c’est Maxime Leforestier, encore barbu et cheveux longs, qui s’y colle en 1972.

Alors autant les hippies ne pouvaient rien donner puisqu’ils ne possédaient que dalle sinon un certain sens du communautarisme à base de drogues et de sexe, autant la maison bleue existe bien, sauf qu’à cette période elle était peinte en… verte.

Johnny Hallyday – San Francisco

« Une balade dans une des capitales culturelles du monde où chaque rue déborde d’histoires »

Voici résumée l’idée géniale du bouquin Streets of San Francisco : un voyage très détaillé des principaux lieux où sévirent, au hasard, Grateful Dead, Quicksilver Messenger Service, Jefferson Airplane, Janis Joplin, Creedence Clearwater Revival, Carlos Santana. C’est aussi là où Led Zeppelin a foutu un bordel désastreux en 1977 et où U2 provoquera un scandale quelques années plus tard.

Grateful Dead – Fillmore West (1969)

Vous apprendrez que la naissance du fameux journal Rolling Stone provient de San Francisco et que Bill Graham a bâti son empire d’organisateur de concerts et d’achats de salles dans cette ville.

Pour finir, cher(e)s futur(e)s lecteurs, lectrices de cet ouvrage incontournable, vous saurez désormais que, à l’opposé, le death et le trash metal ont pris naissance également à Frisco, qu’ils s’agissent de Metallica, Megadeth, Green Day ou Dead Kennedys, dans un style plus punk, grâce à une certaine mamie surnommée Death Mom. On n’en dit pas plus.

Metallica avec le San Francisco Symphony Orchestra

Au travers de plus de trois cents pages denses et bien illustrées, vous aurez traversé tout en musique une ville, ses artères, ses îles (la Bay Area), remplies d’anecdotes savoureuses, parfois drôles, parfois tristes, parfois pathétiques mais presque, en tout cas indispensables pour tout fan de rock.

Dead Kennedys – Holiday In Cambodia (aux Bains Douches)

Arnaud Devillard – Olivier Bousquet / Streets of San Francisco

L’Histoire du Rock dans la Bay Area

Le Mot et le Reste – 348 pages – 23 €

Patrick Bénard / culturesco