Patrick HERNANDEZ – Born To Be Alive

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Patrick HERNANDEZ – Born To Be Alive

Patrick Hernandez

L’histoire de Patrick Hernandez, son ascension jusqu’au succès de « Born To Be Alive », ressemble à un road movie à la française. Existence peuplée d’allers / retours entre la Région Parisienne et le Périgord, le chanteur évoque tout autant le périphérique, odeur d’échappements, que l’omelette aux truffes parée d’un jus de sarments. Après des échecs successifs lui barrant l’accès au monde discographique du rock, parti élever du bétail du côté de Périgueux, on ne sait par quel tour de passe-passe on le retrouve en studio en compagnie de producteurs belges. Au départ, écrit et composé dans l’esprit d’un hymne électrique, plusieurs mixes faisant, « Born To Be Alive » revient en 1977 sous les effets du Disco.

Disque d’or en Italie, il « pénètre » le marché français en 1978 avant de déflorer les charts anglais et américains en 1979. Look glam. Un rien de ressemblance avec Marc Bolan. Un dandysme sous-jacent en gilet / redingote, canne au pommeau d’argent, la prestance de Patrick apporte un petit « plus » à la chanson, le genre de chose qui fait qu’on la retient au milieu d’une concurrence pléthorique : « You see you’re born, born, born to be alive (born to be alive) ».

Patrick HERNANDEZ – Born To Be Alive

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1978. Face à Village People et son « Y.M.C.A. », Boney M. navigant sur les « Rivers Of Babylon », ABBA serinant « Take A Chance On Me », les Bee Gees arrosant à tout va et Patrick Juvet « I Love America », « Born To Be Alive » sort dignement son épingle à cravate du jeu. La canne dressée, Hernandez séduit tout autant la ménagère de quarante ans que l’adolescence turgescente. Dans les garages et les boums, le morceau rythme les « piétinements » des jeunes gens boutonneux et jeunes filles en fleur. Le single se vend comme des chocolatines et Patrick se marre …

Patrick Hernandez

… jusqu’à nos jours ! La star du revival Star 80 ? « Born To Be Alive » !

Retour en 70. Le tube, pas si « creux » que ça, devient planétaire. Guitare « drelin, drelin », basse galopante, batterie métronomique bardée de « clap your hands », chorus de cuivres savonnant le rythme, chœurs intelligents : « Tip, tip, tip, touli », voix « mâle » sur le refrain, et puis ce riff électrique qui descend le manche à la recherche d’un sillet en rut … La Joconde des radios, l’âme du Disco !

Souci : donner une suite à ce Monument, comment rebondir ? Après être né pour être vivant, le retour au boogie va endolorir le chanteur. Ressorti des mêmes archives que son prédécesseur, le nouveau single ne soulève pas les foules. Sous sa forme originale, joué par Paris Palace Hôtel (PPH), il avait pourtant de la gueule le frangin !

PPH – Back To The Boogie

Quoiqu’il en soit, que Patrick ait décidé de jeter l’éponge, sa médaille, son étendard, n’a pas fini de tourner. Tel un soc inoxydable, l’épitomé d’un one hit wonder, « Born To Be Alive » laboure toujours et encore les terres éternelles du Disco, rapportant à son interprète des royalties à gogo.

Thierry Dauge

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