DEEP PURPLE – Black Night

Deep Purple

Deep Purple sort « Black Night » en single pour promouvoir l’album qui va véritablement les « lancer » : In Rock (1970). Comme il est de coutume à cette époque en Angleterre, CF « Penny Lane » ou « Strawberry Field Forever » absents de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band (1967), le titre ne figure pas dans l’album sus nommé. Avec « Speed King » en Face B, voilà un sacré 45-tours, du genre à faire des envieux !

Si « Black Night » se classe 2ème dans les Charts anglais, il ne dépasse pas la 66ème place aux States. Pas de quoi s’empourprer profondément … Il reste qu’à l’image du long format, la chanson présente le « son » si spécifique et unique d’In Rock, une tambouille de studio qu’on n’entendra nul par ailleurs, ni chez la concurrence, ni de nouveau chez Deep purple.

DEEP PURPLE – Black Night (studio)

Plutôt que plaquer des accords, les musiciens construisent la mélodie sur une suite de notes jouées de concert par la guitare, la basse et l’orgue. De son côté, la batterie adopte un rythme chaloupé, un « groove » rock tout en finesse qui entraîne les corps à vibrer. Inévitablement, en 1970, le titre est joué dans toutes bonnes « boum » qui se respectent. Nonobstant, la chanson ne perfore pas le fondement des auditeurs comme va le faire, par exemple, « Paranoid », single de Black Sabbath sorti un peu plus tard la même année.

Portée par le line-up royal du groupe, Mark II : Paice, Lord, Glover, Blackmore et Gillan, c’est live que le morceau prend toute son ampleur. Outre les saillies érectiles lâchées par Lord et Blackmore, la médaille revient au chanteur.

Black Night (live 24 Carat Purple)

Bien sûr, à la même période, tout le monde s’émeut des petits cris lascifs de Robert Plant, mais existe-t-il hurleur plus puissant que Ian Gillan ? Miracle, il parvient à s’arracher les amygdales (et pas qu’un peu !) sans pour autant léser ses qualités vocales, reprenant le chant par la suite comme si de rien n’était. De nos jours, un autre spécimen de cette sorte existe en la personne de Jay Buchanan, le merveilleux chanteur du très 70’s Rival Sons. Par contre, en 1970 … Ozzy Osbourne ? Malgré tout son talent, la bonne blague …

« Black Night », au-delà d’invoquer la noirceur de la nuit, évoque le Valhalla des soixantenaires et, c’est à espérer, l’étalon du présent et du futur musical des plus jeunes.

Thierry Dauge

Nota : Le premier album où figure la version live de « Black Night » est une compilation parue en 1975 intitulée 24 Carat Purple.

Deep Purple

En 1998, pour célébrer le 25th anniversaire de la sortie du mythique Made In Japan, le double Lps retrouve trois titres absents du pressage initial : « Speed King », « Lucile » et … « Black Night ». Une sainte Trinité !

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