The HIVES : en studio et en concert

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The HIVES – Straight rock et dérision

The HivesEn studio

Ces trublions du rock rugueux sont originaires de Suède, prouvant par là-même que la « nordicité légendarisée glaciaire » fond parfois comme neige au soleil. Avec The Hives, pas d’iceberg, modestement … un volcan en éruption !

Dans le microcosme rock, des groupes ont déjà injecté des potions « humourisantes » dans leur tapioca mais jamais comme celui-là. Soient ils ont forcé le trait : Spinal Tap, Au Bonheur des Dames, soient ils sont restés trop « sérieux » : NOFX. The Hives cumulent humour et dérision avec la précision de ceux dont c’est le carburant, sans scénario, ni tambour, ni trompette … ni garde champêtre !

The HIVES – Main offender

Avec la bande d’Howlin’ Pelle Almqvist, ce chanteur mi Jagger/mi Harold Lloyd, la mayonnaise ou les blancs en neige se montent au fouet, à la sueur de coude ! Si leur premier Lp : « Barely legal » (1997), tente d’affoler les radars, les 4 fantastiques qui suivent sont des recueils d’originalités joués « roots », sans overdrive, tout à l’ampli à lampes saturé.

Lorsque l’on secoue leurs albums un peu fort, des mélodies se ramassent à la pelle telles les feuilles mortes de la chanson, s’accrochent aux crânes, électrisent l’olécrane sollicité par la main qui rejoue le vinyle : des étalons punky, pop et rock.

Les deux guitaristes dégueulent les « power chord », leur préférant les accords barrés joués à la régalade, au risque d’intégrer les cordes à la pulpe de leurs doigts. Surplombant sa batterie minimaliste, Chris Dangerous tient un beat infernal boosté par Pelle, mégalo magnifique qui, de sa voix de fausset travaillée au rouge, incite/excite ses potes à pousser toujours plus fort, toujours plus loin !

The HIVES – No pun intended

« Main offender – Hate to say I told you so – Knock knock – Supply and demand » sur « Veni vidi vicious » (1999), « Two timing touch and broken bones – No pun intended – B is for Brutus – See through head » sur « Tyrannosaurus Hives » (2004), « Tick tick boom – Well all right! – Return the favour » sur « The black and white album » (2007) ou « Come on! – Go right ahead – Wait a minute – If I had a cent » sur « Lex Hives » (2012) : faites votre choix !

The HIVES – If I have a cent

Déjà du fond des sillons, alors live … !!!

The HIVES – Tick tick boom (live)

En concert

The Hives

Le 27 novembre 2007, au Bataclan, les costards sont de sortie tout autant que l’énergie. A leur habitude, les musicien forcent sur le tabasco, n’hésitant pas à piler un piment en sus lorsqu’ils voient que le public baisse de régime. De leur côté, rien à craindre ! Danse de Saint-Guy vissée aux corps, ils donnent tout, comme à chaque fois. Précédemment, en 2005 à l’Elysée Montmartre, le plus fougueux des deux guitaristes, celui qui refroidit (ou réchauffe ?) ses doigts gauches en soufflant dessus entre deux morceaux, se les blesse au milieu du show. Gêné ? Certainement mais le spectacle avant tout ! Du coup, il finit le concert en tatouant de sang sa Telecaster blanche, signature d’un pacte diabolique entre elle, lui et le public.

The Hives

Le clou de la prestation est central via le cabotinage et les figures de style d’Almqvist. Il multiplie grands écarts dans les airs, sauts de carpe, double saltos et triple axels. L’originalité ? Exécuter ces figures sur des planches en lieu et place d’une patinoire. Et puisque le rôle qu’il s’est attribué flirte avec celui d’un « Dubosc » en roue libre, il s’auto congratule, qualifiant son groupe, au passage, de meilleure formation de rock « ever ». Le pire ? Vécue live, on est bien tenté de le croire

The HIVES – Return the favour (live)

Thierry Dauge – Cultures Co