JET – La classe sans lendemain.

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JET – la classe sans lendemain.

Jet Band

Get Born – 1er album – 2003

La grande majorité des fans de rock utilisent un foisonnement de superlatifs pour qualifier le premier album de Jet. Certes, ce fameux 1er Lp: Get born (2003), aligne une toupie qui tourne en boucle sur nos écrans télévisés.

Are you gonna be my girl célèbre une voiture à losange qui, si l’on en croit le message publicitaire : capture l’attention féminine. En marge, l’attention captée par « Get born » est unisexe. L‘album regorge de médailles d’or et d’argent. Par contre, l’amateur d’énergie sera déstabilisé par les multiples ballades dont Jet semble friand. Surfant sur le vague du retour du rock à guitare initiée par The Strokes, ces australiens bondissent néanmoins comme des kangourous, mordent comme des chiens de prairie.

Jet – Are you gonna be my girl

Avec Shine on (2006), la suite est moins percutante. Tout juste provoque-t-elle une attention fluctuante, jusqu’au désintérêt pour certains titres inanimés. Par chance pour celles et ceux qui apprécient le groupe, leur 3ème et dernier Lp en date: Shaka rock (2009), est remplie de titres au cordeau. Les chansons ont un impact immédiat sur l’auditeur, du côté de l’engouement, de l’addiction. Bizarrerie, l’album est passé quasi inaperçu, fétu de vinyle perdu dans un océan de production. Peut-être que de s’être séparé en 2012 puis reformé en 2016 a joué en défaveur du groupe, a créé un effet girouette … pirouette … cacahouète.

JET – She’s a Genius

Pour ce qui concerne le style musical de ces Australiens, ne croyez rien de ce que vous lirez, ou alors, faites le trie. Des «Weberies» annoncent de l’électricité: AC/DC et d’autres du punk-rock (?!): The Offspring… Que le groupe fasse prétention d’une Beatles’s touch dans les multiples balades qu’il propose est indéniable, pour le reste… Entre deux power-pop, accordons-lui un zest de heavy rock. Jet propose en fait des chansons assez semblables à des plantes carnivores, des «Dionées de Vénus». Elles sont rutilantes et attirantes, pleines de couleurs. On les approche décontracté et on se fait liquéfier par l’acide qu’elles renferment: sucrées sur les couplets, dévoreuses de psychés sur les refrains. L’essentiel gaine le fil conducteur: le muscle sans les anabolisants.

JET – Seventeen

Sur « Shaka rock », un sentiment de «nécessité urgente» semble être à l’œuvre avec quatre morceaux sous les 180 secondes et sept autres entre 3 et 4mn. Pourtant, les couleurs sont multiples, les «chatoyances» pyrotechniques abondent, les mélodies entrecroisent leurs chemins telles des plantes vertes, des cactées et fleurs d’été dans un même jardin. Comme quoi il ne faut pas confondre « austral » et « austère », il y a des oasis dans le désert.

En provenance des terres australes, on en a connu d’autres, d’AC/DC à Radio Birdman en passant par Midnight Oil, The Saints ou INXS. Peux sont véritablement restés. Sans crier au génie, ça serait sympa si “Jet “décidait de passer un moment avec nous. Avec l’arrivée de l’hiver, on aura besoin de silex pour allumer le feu, ou de ballades pour tomber amoureux.

Thierry Dauge – Culturesco

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