Le Finistère de Robin Foster

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Quand un Anglais aime la Bretagne…

Un second grand album

Robin Foster entame le deuxième tome de son amour pour la Bretagne, toujours en version musicale tonique et mélodique.
Quand un type issu des confins de l’Angleterre et de l’Ecosse en vient à aimer la Bretagne au point d’y rester, on peut considérer que, chez certains artistes, le Brexit n’a pas de prises sur eux moralement. Il risque d’en être tout autre administrativement mais c’est une autre histoire.
Robin Foster débarque donc à Brest et enregistre deux albums, quasiment instrumentaux et mélodiques, puis s’attaque à l’endroit où il vit pour y déclarer sa flamme.

Ainsi naquit « PenInsular » en 2013

Il se fait vite remarquer parce que ses penchants sont plutôt du côté
rock et post-rock que du folklore faussement traditionnel qu’on nous inflige régulièrement. Cinq ans plus tard et avec beaucoup d’insistance et de conviction, il remet ça en version deux, sous-titré « The Bridge ». Et la magie reprend instantanément.

Inutile d’extraire un titre qui prétendrait à être supérieur aux autres. Ce serait une erreur puisqu’il faut bien considérer cet album comme conceptuel. Les onze morceaux font références à des lieux précis du Finistère et ils nous embarquent dans une tempête emprunte à ce qui se fait de mieux en matière musicale actuelle indépendante.
En poussant le bouchon plus loin, et cela est valable pour toute la discographie de Robin Foster, tout l’album n’est qu’une superbe bande-son d’un film, documentaire ou non, où on sent les embruns de Sigür Ros, de Talk Talk, voire de New Order parfois. Bref, à écouter
obligatoirement.

Robin Foster, PenInsular II (The Bridge) – (My Dear Recordings / Kuroneko)

Patrick Bénard – Culturesco