Flamin Groovies – Humble Pie – Mars 1971

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Flamin Groovies – Humble Pie – Mars 1971

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Flamin Groovies – Humble Pie

Sur la même platine en 1971 (Mars)

Flamin Groovies, Humble Pie Oh les «beaux» groupes que voilà! Auteurs de rock exemplaire, ces musiciens entretiennent leur façon de jouer comme ils assurent leurs battements cardiaques, inconsciemment, le processus étant devenu essentiel à leurs existences. The Flamin Groovies explorent le rock en creusant les racines du blues, du rockabilly, du swamp, de la country.

Flamin Groovies – Have You seen my baby

Seul frein à la reconnaissance planétaire de Teenage head, Sticky fingers des  Stones sort la même année. Sujet d’étonnement! Si Humble Pie assoit sa «torridité» sur les mêmes bases, dans Rock on, sa musique diffère sensiblement de celle de son confrère. Pourtant, il s’agit bien de blues! Peut-on avancer que le grain soul de la voix de Steve Marriott associée au traitement heavy rock «campagnard», parfois progressif, dont bénéficient les chansons génèrent cette sensation?

The Flammin Groovies = rock urbain – Humble Pie = rock rural.

Audacieuse hypothèse. Du coup, en 1971, un qui marie les deux, qui gratte le ciel sur les buildings tout autant que la terre dans les champs de coton, prend le pas auprès du public. Son nom? The Rolling Stones. Outre ces derniers, la concurrence est flamboyante.

The Who passe au suivant Who’s next. Bowie s’invente sur Hunky dory. T Rex guerroie l’Electric warrior. Lennon rêve Imagine. The Doors aime L.A Woman et Led Zeppelin compte jusqu’à IV. Waouh! Ça rutile!

Par contre, dans l’actualité, deux évènements particuliers nécessitent un passage au «degryp’ oil». Un astronaute US joue au golf sur la lune alors que Jim Morrison et Gene Vincent passent de vie à trépas. Les médecins légistes notent une trace rouge sur leur front respectif. Effet gravitationnel aidant, et vue la consistance d’une balle de golf, y-aurait-il un phénomène de cause à effet? Début de la démolition des Halles de Paris. Le Pavillon n°8, qui héberge le marché aux œufs et à la volaille, est sauvé des marteaux-piqueurs et réinstallé à Nogent-sur-Marne. Des concerts de rock s’y tiennent, notamment au début des 80’s, dont ceux de The JamJudas Priest. Il se dit qu’entre deux giclées de guitares surchauffées, on entendrait caqueter les fantômes des gallinacées.

Humble PIE – Sour Grain

Par chance, dans Rock on ou Teenage head, entre deux montées d’adrénaline, des parties de slide remplacent ces onomatopées.

Au niveau du maquillage, les formations semblent ne pas garnir leurs poudriers de la même substance: héroïne pour l’un, cocaïne pour l’autre? Ainsi, live, Marriott et Frampton étirent-ils leur discours alors que l’incandescent Jordan essentialise le sien. S’il fallait faire un parallèle entre groupes et salles de concert, Humble Pie serait le Fillmore ou l’ex Pavillon de Paris alors que The Flamin Groovies figurerait le CBGB ou un juke joints, ces petits bar de «brousse» parsemant l’Amérique profonde. Au-delà, après écoutes attentives: «where’s the difference?!». Une pincée de Southern chez le Pie, des effluves du bayou chez Les Flamin’: une même saveur sur nos platines.

Thierry Dauge

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